Action de grâce

Le samedi 14 septembre, à l’occasion de la clôture de la retraite qui a eu lieu 12 rue Commandant Charcot, nous avons célébré les jubilés de l’année  :

  • Claudette Montchanin  : 70 ans de vie religieuse
  • Marinette Reynard et Jeanne Chomienne  : 60 ans de vie religieuse
  • Marie Paule Demont  : 50 ans de vie religieuse.

Un heureux temps pour rendre grâce en congrégation pour ces vies données, pour les merveilles que le Seigneur a accomplies en elles, par elles et avec elles.

À la fin de la célébration, chaque jubilaire a exprimé son action de grâce pour le chemin parcouru, un chemin pas toujours facile, mais un chemin sur lequel bien des personnes ont été présentes pour aider, soutenir, encourager, mais surtout la présence permanente de Celui à qui elles avaient fait confiance pour la vie  : le Seigneur Jésus, lui, le fidèle qui a soutenu la fidélité de chacune.

De nos cœurs jaillit un chant d’action de grâce  : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom  ! »

Marie Nathanaël

Une retraite en EHPAD

Le nouvel EHPAD de Châteauvieux à St Symphorien d’Ozon

Il n’y a pas qu’en Afrique qu’il y a du neuf  ! Après la journée spirituelle du 18 décembre à la Maison mère, nous en avons eu une « répétition » en EHPAD avec Marie-Thérèse Beaune et l’équipe de coordination Sainte Enfance.

Pour celle du 13 mars, il nous a été dit qu’il n’y aurait pas de répétition possible mais que nous aurions autre chose pour compenser et pour éviter de nous transporter à la maison mère pour une retraite.

Autre chose  ? Surprise  ? Nous étaient proposés trois jours de retraite « à domicile » avec la présence de l’équipe coordinatrice et les sœurs de la Ferme[1]. Le prédicateur était le curé de la paroisse de St Symphorien d’Ozon, le père Bernard Badaud.

Nous avions chaque jour  :

  • À 10 h  : 30 minutes de réflexion ouverte sur la vie à partir de l’évangile.
  • À 12 h  : Bernadette, Renée et Marie-Jo venaient partager le repas à nos tables respectives, en changeant de table chaque jour.
  • À 16 h  : Prière ensemble à l’oratoire, suivie, le dernier jour, d’un partage de nos réactions et d’un sympathique goûter.

Quel bon temps en congrégation avons-nous vécu !

Merci à l’équipe de coordination pour la présence de chacune. Son adaptation à nos besoins, nos handicaps et à notre maison. Merci aux sœurs de la Ferme pour leur présence avec nous et pour tout le soin de l’organisation matérielle, spirituelle, accompagnante. Ce fut simple, détendu, détendant, riche, intériorisant. Temps de présence ensemble chez-nous en s’adaptant à nous. Nos compagnons de vie étaient heureux d’avoir des invitées à leur table  ; à chacune ils ont souhaité de revenir.

Nous avons exprimé  notre joyeuse reconnaissance et le désir d’un renouvellement de ce temps fort – simple et riche ensemble – pour toutes.

Oui, merci pour ce bon temps fort de vie en congrégation à domicile!

Marinette Reynard


[1] Communauté qui se trouve dans l’enceinte de l’Ehpad

Loué sois-tu mon Seigneur

Le 1er septembre commençait la « Saison de la Création ». Elle se clôture ce 4 octobre, jour de la fête de Saint François d’Assise.

Pour clore cette période, je vous propose une vidéo méditative sur le Cantique des créatures, de Saint François d’Assise. Laissez-vous conduire par le texte et par l’image.

Si cette saison est terminée, il n’en reste pas moins que nous devons continuer de « semer l’espoir pour la planète » en modifiant nos habitudes et nos modes de vie.

Faisons nôtres ces quelques lignes du pape François : « Je voudrais que nous prenions tous l’engagement sérieux de respecter et de garder la création, d’être attentifs à chaque personne, de combattre la culture du gaspillage et du rebut pour promouvoir une culture de la solidarité et de la rencontre. »

Marie Nathanaël

Cantique des créature : un texte magnifique de Saint François d’Assise !

Ecouter le cri de la terre et des pauvres

«Écouter le cri de la terre et des pauvres» est l’expression même du Pape François dans «Laudato Si’».

Petites Sœurs de la Sainte Enfance, nous avons été invitées par Soeur Malou Derory, notre supérieure générale à nous engager dans la campagne de l’Union Internationale des Supérieure Générales (UISG) commencée en 2018 : « Semer l’espérance pour la planète ». Cette campagne est programmée jusqu’en 2020, durant laquelle nous célèbrerons les 5 ans de Laudato Si’.

Le pape François souligne le lien fondamental qui existe entre la crise environnementale et la crise sociale que nous vivons actuellement ; il nous demande une conversion écologique personnelle et communautaire et nous rappelle souvent que
Tout est interconnecté.

Nous sommes invitées à relire Laudato Si’ en communauté, et à nous laisser interroger sur nos pratiques et les conversions que nous avons à faire… Un vaste chantier !

Marie Nathanaël

Voir la vidéo ci-dessous réalisée à l’occasion de la saison de la création (1er septembre – 4 octobre 2019)

Une prière pour notre terre

Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers
et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour
pour que nous protégions la vie et la beauté.

Inonde-nous de paix,
pour que nous vivions comme frères et sœurs
sans causer de dommages à personne.

Ô Dieu des pauvres,
aide-nous à secourir les abandonnés
et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux.

Guéris nos vies,
pour que nous soyons des protecteurs du monde
et non des prédateurs,
pour que nous semions la beauté
et non la pollution ni la destruction.

Touche les cœurs
de ceux qui cherchent seulement des profits
aux dépens de la terre et des pauvres.

Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose,
à contempler, émerveillés,
à reconnaître que nous sommes profondément unis
à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie.

Merci parce que tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous t’en prions,
dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

Prière du pape François qui conclue Laudato Si’

Pour un service joyeux de l’évangile

Le groupe des stagiaires devant la cathédrale d’Abidjan

Pour la deuxième année, l’ICOF[1] à Abidjan a organisé deux mois de formation et de partage d’expérience, du savoir, des outils, amenant à l’enrichissement de la vie spirituelle, religieuse, pastorale, humaine et théologique des participants : prêtres, religieuses et religieux en Afrique.
Léa Ouattara et Sylvie Somé y ont participé et nous en donnent quelques flashs.


Nous étions 19 participants encadrés par trois formateurs et différents intervenants.
Le 1er juillet, la formation a commencé par une messe d’ouverture célébrée par le président de la Conférence des Supérieurs Majeurs de la Côte d’Ivoire. Quelques anciennes de l’année précédente étaient présentes.

Discernement appréciatif et joie de l’évangile

Dès le lendemain nous commencions avec le premier module sur le discernement appréciatif et la joie de l’évangile.

Le discernement appréciatif est  un processus par lequel on découvre l’invitation de Dieu dans notre vie. Il nous rend libres d’être des gens de la Parole, de chercher toujours à approfondir la compréhension du niveau de l’action de Dieu dans notre histoire d’aujourd’hui. C’est aussi un acte de foi pour permettre à la joie de la foi de commencer à s’éveiller en nous.

Le discernement appréciatif commence quand nous affirmons la bonté de Dieu, la beauté de la création et la dignité inaliénable de l’homme et de la femme créés à l’image et ressemblance de Dieu.

Puis, ensemble nous avons défini notre fil rouge pour ce parcours : « Rassemblés dans la foi en Jésus-Christ et dociles à l’Esprit-Saint, nous accueillons dans la joie la grâce du renouvellement de notre vie pour être témoins de l’amour de Dieu en vue d’un monde nouveau ». (Image ci-dessous).

Le fil rouge devenu le logo du groupe

Rêver, ça fait du bien !

Ensuite, il nous fallait rêver ce qui se réaliserait pour nous si nous accueillions tous les dons que Dieu nous donne et si nous les utilisions au maximum ; examiner ce qui doit se produire pour que le rêve devienne une réalité et enfin s’engager courageusement. Comme le disait Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

Puis, chacun a choisi un symbole pour signifier à quoi il voulait ressembler durant ce temps. (Voir photo correspondante)

Notre vie de groupe

L’eucharistie était célébrée chaque jour. Chacun à notre tour, nous partagions le fruit de notre méditation à la place de l’homélie. À la fin de chaque semaine nous étions invités, pendant la messe, à partager ce qui nous avait touchés dans la semaine.

Nous avions des rencontres communautaires, des soirées récréatives et nous marquions les différents anniversaires (de naissance, de vœux, les fêtes patronales) et priions pour les personnes concernées.

Nous avions aussi des soirées culturelles durant lesquelles nous étions invités à présenter notre pays à travers son histoire, sa situation géographique, ses danses, ses mets traditionnels, des objets…

Ce temps de formation a été d’une grande richesse, et pour chacun l’occasion de relire sa vie religieuse dans toutes ses dimensions et de retourner à l’essentiel.

Léa Ouattara et Sylvie Somé

[1] ICOF  est l’acronyme anglais de « Formation Continue Inter Congrégations »

Le Cantique des cantiques

Analyse isotopique d’un texte sacré

La sémiotique, science attachée à l’étude de la signification, n’est pas biblique. Mais puisqu’il s’intéresse aux littératures et part des textes écrits, le domaine biblique est un champ possible d’étude car la Bible nous est donnée comme un texte à lire et à décrypter. Le choix de ce livre biblique, Le Cantique des Cantiques, tient compte de sa particularité littéraire. C’est un livre poétique très riche, unique en son genre, qui célèbre l’amour avec des accents romantiques très marqués, ce qui en fait un objet littéraire intéressant. Tout le message biblique pourrait se résumer à l’amour que chante la bien-aimée en ouverture du poème : « Qu’il me baise des baisers de sa bouche » ; un amour manifesté par le bien-aimé qui « bondit » et tire le désir vers l’avant. La théorie de l’isotopie, qui obéit au principe d’immanence, a permis de faire une lecture sémantique et profane de ce livre biblique sous un angle littéraire, non théologique. N’est-il pas vrai que tout texte est un intertexte et un texte en situation ?

Domonguilé Evelyne Sylvie SOMÉ est née à Guéguéré, province du Ioba, dans le sud-ouest du Burkina Faso. Elle est religieuse dans la congrégation des Petites Sœurs de la Sainte Enfance depuis 2000. Elle est titulaire d’une maîtrise en lettres modernes (option sémiotique) et d’un CAPES en français. Elle dispense des cours de français au complexe scolaire Sainte Thérèse de Banfora.

Je viens du cameroun…

Ils ont marché… marché… marché… des miliers de kilomètres

Un parcours comme des milliers d’autres

Depuis de nombreuses années, Monique (85 ans) est engagée auprès des demandeurs d’asile. Les démarches et les visites s’enchaînent.

Nous étions dans le même bus, nous sommes descendues au même arrêt et nous avons pris la même direction : le Foyer pour les demandeurs d’asile où j’allais faire une visite. C’est là que réside Nadia avec ses jumeaux.

Nous nous sommes saluées et tout en marchant la conversation s’est engagée :   

  • Quel est votre pays d’origine ?
  • Le Cameroun me répond-elle,
  • Je suis restée 12 ans au Cameroun,
  • À Yaoundé, sans doute ?
  • Non, à l’Extrême Nord,
  • Mais moi, je suis de Maroua, alors vous connaissez le fulfuldé[1] ?
  • Non, car j’ai appris la langue des gens du village où je me trouvais.

« Migrants et réfugiés ne sont pas des pions sur l’échiquier de l’humanité. Il s’agit d’enfants, de femmes et d’hommes qui abandonnent tout, et qui partagent le même désir légitime de connaître, d’avoir mais surtout d’être plus. » Pape François


Arrivées au Foyer, Nadia pose le landau à l’entrée, près des escaliers. Maintenant il lui faut monter quatre étages avec ses deux enfants ; elle met l’un au dos, l’autre dans ses bras, je me charge du sac des courses…

Nadia m’explique qu’elle est logée au quatrième étage car c’est un petit studio avec les sanitaires qui lui a été attribué, ce qui lui facilite la tâche avec ses bébés de 6 mois.

Il faut savoir que tous les autres demandeurs d’asile (femmes avec enfants, couples, etc… sont logés dans deux ou trois pièces avec les sanitaires et la cuisine en commun à chaque étage).

Arrivées chez elle, Nadia donne le biberon à ses enfants et me parle d’elle :

«  Vous savez que Boko Haram sévit au Nord Cameroun. Ils ont tué mon mari, ils voulaient me marier, j’ai refusé alors j’ai fui au Nigéria, mais là-bas c’était pareil, j’ai fui en Lybie et puis j’ai fui… j’ai fui… j’ai mis 4 ans pour arriver ici… »

Un long silence s’en suit… que de souffrances ont dû marquer ce long périple !… quelle force intérieure habite cette jeune femme  pour qu’elle soit arrivée saine et sauve au bout de son parcours…

– «  Vous avez d’autres enfants au Cameroun ?

– Chez nous, les Peulhs, quand c’est le moment d’aller chez le mari, tu n’as pas le choix : j’ai eu ma première fille à 15 ans… j’ai 3 enfants, ils sont avec ma mère au Cameroun. »

Ses jumeaux sont calmes, souriants : Nacin est le nom du garçon et Marie France celui de la fille : ce nom ne signifierait-il pas toute l’espérance que Nadia met dans notre pays qui lui a offert un premier accueil ?…

Elle n’a pas encore été convoquée à l’OFPRA[2], j’ose espérer que sa demande d’asile lui sera accordée.

Monique Desbourbes



[1] Langue de l’ethnie Peulh dont elle fait partie

[2] Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides

Un foyer plein de vie !

La lessive au foyer

Après des congés plus ou moins bien consommés, nous voilà à reprendre la nouvelle année pastorale avec l’arrivée de Sr Marie Soulama qui vient rajeunir notre communauté.
La communauté de Toussiana comprend donc 5 membres : Marie Soulama, Solange Kaboré, Judith Ki, Thérèse Sourabié et Renée Soma.

Notre mission

Elle est surtout ciblée sur les jeunes du collège des frères des Écoles Chrétiennes : deux sont professeurs, une secrétaire, les deux autres accompagnent des filles au sein du pensionnat.
Un engagement à la taille de chacune est assuré dans les mouvements et activités pastorales : catéchèse, groupe des femmes, enfance, jeunes, liturgie, CCB…

Par rapport au pensionnat, la période de la rentrée, est un moment mouvementé : parents angoissés, chacun courant par-ci par-là, mais aussi pour les chefs d’établissements qui cherchent à accueillir des jeunes pour faire le plein d’effectif (tests, corrections, résultats) avec l’angoisse de savoir si les parents vont laisser leurs enfants ou les faire changer d’établissement…
Après la réussite des tests, certains parents se sont désistés d’autres par contre ont négocié une place, beaucoup de filles sont restées, mais il y a eu un abandon lié à un problème de santé.

Les douze élèves de 3e sont arrivées les premières le 23 Septembre et les autres le 30. Nous avons un effectif de 61 filles.

Une rentrée mouvementée

Un petit groupe avec Sr Renée Soma, responsable du foyer

C’était une rentrée particulière pour les 6e et pour nous aussi(surtout Marie et Renée) ; il fallait voir l’embouteillage le jour de leur arrivée ! Entre les parents à accueillir, les scolarités à percevoir, l’argent de poche des filles à garder, les reçus à rédiger… des parents ont demandé à visiter les dortoirs, certains ont aidé leur fille à attacher leur moustiquaire.

Après la rentrée, nous avons préparé la cérémonie d’au revoir à Sr Florence Zongo qui a eu lieu le 6 Octobre en veillée. Les jeunes l’ont bien préparée avec un sketch mimant la sœur à l’infirmerie et des chants. Un cadeau lui a été offert par les pensionnaires et un autre par la communauté. Le tout s’est déroulé autour d’un repas festif couronné par un gâteau et du yaourt que toutes ont apprécié.
Le lendemain c’était l’accueil des jeunes filles nouvellement arrivées : deux secondes et une terminale.

Et c’est parti !

Et nous voilà parties ! « L’avion du collège a décollé » avec les cours d’abord et les devoirs ensuite. Nous nous essayons à suivre surtout les petites 6e au niveau des leçons pour savoir si elles ont bien compris, bien recopié le cours, bien appris la leçon. En n’oubliant pas le côté humain : les emplois à faire effectuer, la discipline à faire respecter, un mot aimable à dire à telle personne, un sachet à ramasser, un habit ou des effets à ranger, l’eau à économiser, un habit sexy à changer avant d’aller à la messe… tout ce qui peut leur donner de devenir pleinement femme et des femmes dignes !

La communauté de Toussiana

Deuxième rentrée au CEB

Quelques nouveaux, encore bien timides…

En cette année scolaire 2018-2019 le Centre d’Eveil et d’Education préscolaire Etienne BEDOIN a accueilli 32 enfants en petite section et 57 en moyenne section. Des semaines avant, les sœurs, les ouvriers et les monitrices se sont activés pour que la rentrée scolaire se fasse dans les meilleures conditions. Pendant ce temps, les parents défilaient pour assurer la place à leurs enfants dans cette magnifique école tenue par les Petites Sœurs des la Sainte Enfance.

Les premiers jours de rentrée sont très mouvementés. Les monitrices accueillent les enfants. Pour les anciens se sont les retrouvailles et la joie de revenir jouer, apprendre à lire et à écrire. Pour les nouveaux c’est la découverte, certains sont curieux et font le tour des différents jeux, d’autres, par contre, sont anxieux, pleurent ou cherchent à retourner à la maison. Les monitrices usent de savoir- faire pour les retenir et les occuper utilement.

Une nouveauté de cette année : en plus de la petite et moyenne section, l’école donne la possibilité aux parents d’élèves d’inscrire leurs enfants aux journées continues. C’est-à-dire que les enfants restent à l’école après les classes jusqu’à 17 h. Ils sont nourris et gardés dans de bonnes conditions jusqu’à l’arrivée de leurs parents qui apprécient cette nouveauté.

Bonne année scolaire et pastorale à tous et à toutes.
Que l’Esprit de Jésus nous devance.
Père Etienne BEDOIN, intercède pour nous.

Sœur Odette SIMPORE

"Allez… Je suis avec vous"