Les murs ont « poussé »

Dans les coulisses d’une campagne

Vous connaissez tous maintenant CredoFunding dont vous avez entendu parler durant plusieurs mois ! Vous avez même « battu la campagne » pour le faire connaître et vous mettre en quête de quelques euros… afin que les murs du Centre Etienne Bedoin puissent sortir de terre  !

Chez nous, « Urgence Burkina » était dans tous les esprits et c’était à qui saurait où en était la jauge  ! « Waouh… on en est à 10 % ». Et les 10 % sont montés, parfois difficilement, parfois en flèche et puis plus rien… « Ça ne bouge plus… mais qu’est-ce qui se passe  ? » Oh  ! Le stress !

La grâce d’une rencontre

C’était en septembre dernier à Paray-le-Monial, lors de l’Université d’été des communicants en l’Église (une première en France  !) à laquelle je participais. Un soir à notre table, chacun échangeait sur sa mission de communicant. L’un d’eux nous a partagé ce qu’il faisait. J’ai tendu l’oreille, lui ai posé quelques questions, pensant au Burkina qui était dans l’embarras pour la construction de l’école primaire. Je lui ai demandé si un tel projet était possible et si l’on pouvait le rencontrer ; sa réponse fut positive[1].

Voilà que se cachait parmi les 300 participants celui qui allait permettre la mise en route du projet. La grâce se trouve parfois là où on ne l’attend pas ! Le 16 octobre, avec l’Econome, nous l’avons rencontré et j’ai soumis à notre Supérieure générale cette possibilité pour financer la construction de l’école. Ce jour-là, lors de la messe célébrée au CEB les sœurs avaient prié le père Etienne Bedoin, notre fondateur pour lui demander son aide pour construire cette école.

Et c’est parti !

Après avoir échangé avec celui qui est le président et fondateur de CredoFunding sur les conditions  : mise en route du financement, frais, possibilité de reçus fiscaux, durée de la campagne, etc., il ne reste plus qu’à retrousser les manches et à se mettre à l’œuvre !

Permettre l’envoi de reçus fiscaux, demandait de passer par la Fondation des Monastères, Fondation d’utilité publique habilitée pour cela. Des démarches sont entreprises pour passer par cet organisme et obtenir un accord.

Derrière ce beau projet, il faut savoir que je n’étais pas seule à la manœuvre  ! La Fondation des Monastères m’a demandé de travailler avec la responsable des Collectes, que j’ai vite appelée par son prénom. Il y avait tout une vie, un fourmillement pas possible de mails, téléphones, ajustements, corrections… Ce travail, chronophage au possible, prenait tout mon temps et j’en rêvais la nuit  ! Où m’étais-je donc fourvoyée  ?

La préparation a demandé un mois et demi de travail. Une fois le projet monté  à partir des éléments fournis par le Burkina, il a été soumis à la directrice de la Fondation qui a donné son aval pour qu’il soit publié sur CredoFunding[2], un interlocuteur de taille puisque c’est là que tout va se passer. C’est avec un membre de l’équipe que nous allons travailler  : conseils, mise en ligne du texte et des photos, gestion des dons en lien avec la Fondation des Monastères. Nous formons un bon trio qui s’entend bien  !

La ronde des donateurs

Si le Trio a bien travaillé, maintenant c’est au tour des donateurs . Il va falloir contacter les personnes que nous connaissons et en trouver des nouvelles. Ce n’est pas une mince affaire, croyez-moi. Alors commence le « ballet » des Lettres de nouvelles  : il faut être convaincue et convaincante, trouver les mots justes et la juste illustration de ce que l’on va dire, tenir au courant nos amis de l’avancée de la collecte . La conseillère de la Fondation excelle en ce domaine, heureusement qu’elle est là  !

Pour faire tâche d’huile et se faire connaître, il y a nécessité de passer par les réseaux sociaux  ; et voilà qu’une page Facebook voit le jour pour les Petites Sœurs de la Sainte Enfance  ! Et là aussi les visiteurs ne se ménagent pas  : « Laisserez-vous échapper un billet de votre porte-monnaie pour aider les enfants de Bobo Dioulasso à construire leur école ? Ferez-vous cette promesse de les aider ? » ; Quelques-uns ont donné. Nombreux sont ceux qui ont transféré nos post à leurs amis. J’ai vu apparaître une foule de gens inconnus  qui sont entrés dans la danse. Un ami me dit un jour  : « J’ai bien reçu ta lettre, je l’ai transférée à 80 contacts ».

« Chaque enfant est un Petit Prince unique. Merci de protéger, comme vous le faites, son potentiel, et surtout de l’aider à le faire émerger. Que la Grâce de la vie et la quiétude vous accompagnent dans vos pas ».

Message d’un donateur

Sur CredoFunding comme à la Fondation, les dons arrivent, venant de personnes de toutes les classes sociales. On voit apparaitre des dons importants comme des dons modestes, ceux-ci sont nombreux et comportent parfois des messages sympas  : « Bonne chance, les enfants de Bobo  ! » « Bravo ! Vous allez y arriver, un beau projet comme ça ne peut pas s’arrêter ! »  « Bravo pour le projet de l’école au Burkina. Ce que vous faites est grand ! » « Tous mes encouragements pour ce beau projet »… J’avais parfois l’impression de me trouver dans un match de foot avec des supporters  !

Lorsque la jauge a atteint les 30  000 € les fondations de l’école ont pu commencer à la grande joie des donateurs et des parents d’élèves .

Une campagne réussie

La campagne s’est terminée avec succès le 4 avril. Elle n’aurait pu aboutir si tout ce monde ne s’était pas mobilisé pour faire avancer la collecte  : France, Allemagne, Belgique, Norvège, États Unis  ! Les dernières lettres ont permis de montrer l’avancée des travaux et nos amis ont manifesté leur joie. Aujourd’hui le toit de l’école est posé et les ouvriers s’attellent au crépissage et à la pose des fenêtres et des portes. Tout sera prêt pour la rentrée.

Des chèques continuent d’arriver et nous avons largement dépassé le devis du premier bâtiment.

Les futurs CP1 devant leur future école

Puisse cette campagne être l’occasion d’une action de grâce pour son aboutissement, en n’oubliant pas que ce sont d’abord des enfants qui vont en bénéficier  ; ils sont si heureux de voir monter cette école. Prions aussi pour tous ceux qui ont donné (parfois de leur nécessaire) pour que des enfants puissent être scolarisés. Chapeau et merci à la Fondation des Monastères et CredoFunding qui ont largement participé à l’aboutissement du projet.

Marie Nathanaël
Avril 2020


[1] Par chance, il est sur Lyon  !
[2] Plateforme de finance participative de la communauté chrétienne

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