Au service de l’éducation

Nos sœurs ont à cœur d’être formées de façon à être compétentes dans leur fonction d’enseignante. Chacune aime son métier ; être au service des enfants pour les faire grandir est motivant. Sœur Solange, enseignante, nous partage comment chacune se met au service de l’éducation et ce qui l’aide à réussir sa mission.

Des enseignantes motivées par l’éducation

Une prise de conscience

La prise de conscience face aux grands défis actuels de l’école ou de l’éducation.
– L’égalité de chance et d’accès à l’école où l’éducation et l’enseignement sont de qualité.
– La promotion de « la réussite pour tous » qui passe par la discrimination positive ‘c’est à dire donner plus à ceux qui ont moins) et la généralisation du soutien scolaire.

L’engagement personnel

À accompagner, à guider, à conduire les élèves à l’apprentissage méthodique, à développer chez eux des compétences ; leur « apprendre à apprendre » (Philippe Mérieux), ce qui veut que : en tant que titulaire de classe, je me tiens près de l’élève de façon bien avertie pour l’orienter, le guider à enrichir ses connaissances. Alors, au terme de l’apprentissage, l’élève peut faire des transferts, des ré-investissements, transformer les connaissances en savoirs pratiques, opérationnels, utilitaires.
Par exemple : l’étude de la mangue ira au delà de la description et conduira l’élève à fabriquer de la confiture, du clafoutis, du jus de fruits…

À se montrer compétente :
Savoir où aller et comment y aller (définir les buts et les modèles à apprendre ; définir la démarche, la vérifier, la récapituler et l’évaluer). Savoir ce qu’il faut enseigner et comment l’enseigner.
Garder à l’esprit que si l’on peut apprendre des choses et bien des choses essentielles hors de tout enseignement, on ne peut apprendre à coup sûr que par un enseignement organisé.

À se montrer efficace :
Participer à la création d’une société apprenante : aider les élèves à découvrir les voies d’accès aux connaissances, en prenant chacun avec sa particularité (pédagogies de groupes, pédagogie  différenciée, tutorat, c’est à dire enseignement par les pairs). « Les connaissances sont accessibles dans les livres et sur internet, pourquoi les stocker dans son cerveau » ?

À se cultiver en permanence :
– Veiller à sa culture intellectuelle ; participer aux recyclages.
– Se situer en permanence dans une démarche d’appropriation des méthodes d’enseignement.
– Adhérer à la formation continue de qualité.
– Faire preuve de créativité, d’ingéniosité « pour digérer le savoir, il faut l’avoir avalé avec appétit » (Anatole France).
– Maintenir chez l’élève le goût de l’école, croire en son « éducabilité ».

Sr Solange Davou

Sr Solange Davou

Une construction menée tambour battant

La construction de l’école Etienne Bedoin est une fameuse aventure ! Le désistement subit de l’ONG qui devait la construire a mis sœurs et parents dans le désarroi. Qu’allons-nous faire ? Trouver des fonds n’est pas une mince affaire ! Mais voilà que nous est offerte « sur un plateau » une collecte qui va faire des miracles.

Les trois premières classes : CP1 – CP2 – CE2

Dès que nous avons reçu les premiers fonds venant de la collecte nous avons rencontré l’entrepreneur pour l’utilisation transparente et économique du montant du devis. Il a été conclu un versement par tranches, au fur et à mesure de l’avancement des travaux, comme cela se fait souvent ici.

Quelques jours plus tard, nous avons, avec l’entrepreneur, réuni tous les ouvriers qui interviendraient sur le site, dans le but de rappeler à chacun le sens des responsabilités, et les valeurs d’honnêteté, d’ordre, de bonne gestion du matériel, de ponctualité, de collaboration et de travail bien fait.

Après cela, il y a eu lieu la pose du local métallique pour le dépôt du matériel de construction. Puis, le déblayage des lieux a commencé, ainsi que la commande des briques de carrière, les briques en ciment étant faites sur place. Les ouvriers ont alors procédé au traçage des plans de construction, que les sœurs habitant sur le site ont vérifiés avec soin : le creusage des fondations a ainsi pu commencer.

La crise sanitaire nous a surpris alors que les murs commençaient à « pousser ». Afin de respecter les délais et que les enfants puissent avoir leur école pour la rentrée, l’entrepreneur a demandé à ses ouvriers de poursuivre les travaux en logeant sur place, ce qu’ils ont tous accepté ! Ces ouvriers ont donc été coupés de leurs familles durant tout le confinement pour que nos enfants aient leur école dans les temps, que Dieu les bénisse !

Cet entrepreneur est un homme reconnu et retenu par le diocèse pour tous les travaux (domaines, suivi de chantiers, de constructions). Il a respecté le contrat, les plans, les devis et le délai de réalisation. Une garantie nous permet de fonctionner durant un an, et s’il y a des failles, il les répare à ses frais. Cette garantie est pratiquement toujours utilisée, car la saison des pluies laisse des traces qu’il faut tout de suite repérer et réparer.

Par ailleurs, le chantier a pu bénéficier d’une expertise extérieure en la personne d’un architecte, qui, lors de son passage, a fait ses apports pour les fondations et ensuite, est resté en lien avec l’entrepreneur pour le suivi. Nous avons noté la souplesse de l’entrepreneur et son acceptation des remarques. C’est lui qui a déjà collaboré avec celui qui a construit les latrines de l’école primaire en 2016 ; celles-ci ont été financées et suivies par Hydraulique sans frontière, de Chambéry – association spécialisée dans le domaine de l’eau et de l’assainissement – en même temps que le projet d’adduction d’eau sur le site.

En parallèle du chantier, nous avons fait travailler le menuisier pour l’équipement de la classe de CP1, pour commencer.

Pour conclure, je dirai qu’une bonne collaboration s’est instaurée entre les Petites Sœurs de la Sainte Enfance, l’entrepreneur et les ouvriers, sans négliger la bonne utilisation des fonds. Fortes de cette expérience positive, nous avons décidé de poursuivre avec le même entrepreneur pour la construction cette année 2021, de la deuxième moitié de l’école primaire (classes de CE2, CM1, CM2).

Les Petites Sœurs de la Sainte Enfance, les élèves et leurs parents, les habitant du Secteur 21 et 29 de Bobo-Dioulasso – toutes religions confondues – l’Archidiocèse de Bobo-Dioulasso, remercient la Fondation des Monastères et ses fidèles et généreux donateurs pour leur partage qui permet à l’école de s’ériger pour le bien-être des enfants et de toutes les familles. Nous vous remercions aussi de la confiance que vous nous accordez.

Que Dieu vous bénisse et vous garde.

Sr Thérèse Millogo
Chargée du projet

Grâce à vous

Enfin la rentrée à l’école Etienne Bedoin !


La nouvelle école a bien été construite grâce à votre générosité et les enfants ont pu faire leur rentrée, comme vous pourrez le voir dans la vidéo !

L’enthousiasme autour de ce projet a été tel que nous avons récolté plus de 65 % de fonds en plus, qui nous permet d’envisager la construction de la deuxième moitié de l’école primaire (CE2-CM1-CM2) en toute sérénité et même avec un an d’avance. En effet, nous voulons commencer la construction dès janvier 2021 afin de pouvoir compter sur un budget équivalent, le prix des matériaux augmentant très vite au Burkina Faso.

Vous pouvez nous aider à récolter les 18  900 euros manquant (soit 35 % du budget global) en faisant un don à la Fondation des Monastères pour le projet Ecole Etienne Bedoin par chèque ou par carte bancaire. Toutes informations nécessaires à la fin de la vidéo ou ci-dessous :

Par carte bancaire en cliquant sur le bouton ci-dessous :
(Bien sélectionner Ecole Etienne Bedoin dans le menu déroulant)

Par chèque : Ordre du chèque : Fondation des Monastères.
Ecrire au dos du chèque : Pour l’école Etienne Bedoin (Burkina)
A envoyer à :
Fondation des Monastères – 14 rue Brunel – 75017 Paris

BUDGET DU BLOC 2
Terrassement1 800,00 € 
Béton10 500,00 € 
Maçonnerie9 500,00 € 
Menuiserie5 700,00 € 
Electricité1 800,00 € 
Charpente et couverture8 200,00 € 
Enduits et peintures11 700,00 € 
Mobilier5 100,00 € 
TOTAL54 300,00 €
Soit :     35 513 433,00 F  CFA
Joie des enfants qui dansent

Une rentrée inédite

Les CP1 font leur rentrée

Ce lundi 21 septembre au CEB fût la rentrée solennelle de nos 50 petits au CP1. Qu’elle joie !!! Dès 6 h 30 nous voici a l’entrée de la classe des CP1 pour les accueillir. À 6 h 45 les premiers élèves arrivent et se dirigeant directement dans la classe, car certains avaient déjà choisi leur place quand ils sont venus pour l’inscription. Les enfants sont ravis et expriment leur joie en disant  : « Je suis venu à l’école Etienne Bedoin pour travailler, apprendre à lire et à écrire ». Quant aux parents, ils sont tout aussi heureux de voir leurs enfants dans l’école des sœurs. La classe du CP1 est tenue par sœur Gertrude Christine SOME directrice du primaire et Irène DA NABA, suppléante.

Le 1er octobre fût le tour des tous petits, là c’est le contraire nous assistons à une « célébration de pleurs » de la part des nouveaux ! Eux, ils ne sont pas pressés d’aller en classe mais plutôt à la maison.

A la maternelle nous avons 41 enfants en petite section, 40 en moyenne et 51 en grande section (les futurs CP1 de l’année prochaine !) soit un total de 132 enfants. Les monitrices sont au nombre de six (deux par section).

Nous exprimons notre profonde gratitude à tous nos partenaires, bienfaiteurs, amis, pour tous les efforts consentis pour que cette école tant attendue puisse voir le jour. Que le Seigneur vous bénisse et qu’il vous comble au-delà de vos attentes.

Anikié ! Barka ![1]

Sr Florence Somé

Ecole Etienne Bedoin
La toute nouvelle école Etienne Bedoin : CP1-CP2-CE1

[1] Merci ! Merci !

Les murs ont « poussé »

Dans les coulisses d’une campagne

Vous connaissez tous maintenant CredoFunding dont vous avez entendu parler durant plusieurs mois ! Vous avez même « battu la campagne » pour le faire connaître et vous mettre en quête de quelques euros… afin que les murs du Centre Etienne Bedoin puissent sortir de terre  !

Chez nous, « Urgence Burkina » était dans tous les esprits et c’était à qui saurait où en était la jauge  ! « Waouh… on en est à 10 % ». Et les 10 % sont montés, parfois difficilement, parfois en flèche et puis plus rien… « Ça ne bouge plus… mais qu’est-ce qui se passe  ? » Oh  ! Le stress !

La grâce d’une rencontre

C’était en septembre dernier à Paray-le-Monial, lors de l’Université d’été des communicants en l’Église (une première en France  !) à laquelle je participais. Un soir à notre table, chacun échangeait sur sa mission de communicant. L’un d’eux nous a partagé ce qu’il faisait. J’ai tendu l’oreille, lui ai posé quelques questions, pensant au Burkina qui était dans l’embarras pour la construction de l’école primaire. Je lui ai demandé si un tel projet était possible et si l’on pouvait le rencontrer ; sa réponse fut positive[1].

Voilà que se cachait parmi les 300 participants celui qui allait permettre la mise en route du projet. La grâce se trouve parfois là où on ne l’attend pas ! Le 16 octobre, avec l’Econome, nous l’avons rencontré et j’ai soumis à notre Supérieure générale cette possibilité pour financer la construction de l’école. Ce jour-là, lors de la messe célébrée au CEB les sœurs avaient prié le père Etienne Bedoin, notre fondateur pour lui demander son aide pour construire cette école.

Et c’est parti !

Après avoir échangé avec celui qui est le président et fondateur de CredoFunding sur les conditions  : mise en route du financement, frais, possibilité de reçus fiscaux, durée de la campagne, etc., il ne reste plus qu’à retrousser les manches et à se mettre à l’œuvre !

Permettre l’envoi de reçus fiscaux, demandait de passer par la Fondation des Monastères, Fondation d’utilité publique habilitée pour cela. Des démarches sont entreprises pour passer par cet organisme et obtenir un accord.

Derrière ce beau projet, il faut savoir que je n’étais pas seule à la manœuvre  ! La Fondation des Monastères m’a demandé de travailler avec la responsable des Collectes, que j’ai vite appelée par son prénom. Il y avait tout une vie, un fourmillement pas possible de mails, téléphones, ajustements, corrections… Ce travail, chronophage au possible, prenait tout mon temps et j’en rêvais la nuit  ! Où m’étais-je donc fourvoyée  ?

La préparation a demandé un mois et demi de travail. Une fois le projet monté  à partir des éléments fournis par le Burkina, il a été soumis à la directrice de la Fondation qui a donné son aval pour qu’il soit publié sur CredoFunding[2], un interlocuteur de taille puisque c’est là que tout va se passer. C’est avec un membre de l’équipe que nous allons travailler  : conseils, mise en ligne du texte et des photos, gestion des dons en lien avec la Fondation des Monastères. Nous formons un bon trio qui s’entend bien  !

La ronde des donateurs

Si le Trio a bien travaillé, maintenant c’est au tour des donateurs . Il va falloir contacter les personnes que nous connaissons et en trouver des nouvelles. Ce n’est pas une mince affaire, croyez-moi. Alors commence le « ballet » des Lettres de nouvelles  : il faut être convaincue et convaincante, trouver les mots justes et la juste illustration de ce que l’on va dire, tenir au courant nos amis de l’avancée de la collecte . La conseillère de la Fondation excelle en ce domaine, heureusement qu’elle est là  !

Pour faire tâche d’huile et se faire connaître, il y a nécessité de passer par les réseaux sociaux  ; et voilà qu’une page Facebook voit le jour pour les Petites Sœurs de la Sainte Enfance  ! Et là aussi les visiteurs ne se ménagent pas  : « Laisserez-vous échapper un billet de votre porte-monnaie pour aider les enfants de Bobo Dioulasso à construire leur école ? Ferez-vous cette promesse de les aider ? » ; Quelques-uns ont donné. Nombreux sont ceux qui ont transféré nos post à leurs amis. J’ai vu apparaître une foule de gens inconnus  qui sont entrés dans la danse. Un ami me dit un jour  : « J’ai bien reçu ta lettre, je l’ai transférée à 80 contacts ».

« Chaque enfant est un Petit Prince unique. Merci de protéger, comme vous le faites, son potentiel, et surtout de l’aider à le faire émerger. Que la Grâce de la vie et la quiétude vous accompagnent dans vos pas ».

Message d’un donateur



Sur CredoFunding comme à la Fondation, les dons arrivent, venant de personnes de toutes les classes sociales. On voit apparaitre des dons importants comme des dons modestes, ceux-ci sont nombreux et comportent parfois des messages sympas  : « Bonne chance, les enfants de Bobo  ! » « Bravo ! Vous allez y arriver, un beau projet comme ça ne peut pas s’arrêter ! »  « Bravo pour le projet de l’école au Burkina. Ce que vous faites est grand ! » « Tous mes encouragements pour ce beau projet »… J’avais parfois l’impression de me trouver dans un match de foot avec des supporters  !

Lorsque la jauge a atteint les 30  000 € les fondations de l’école ont pu commencer à la grande joie des donateurs et des parents d’élèves .

Une campagne réussie

La campagne s’est terminée avec succès le 4 avril. Elle n’aurait pu aboutir si tout ce monde ne s’était pas mobilisé pour faire avancer la collecte  : France, Allemagne, Belgique, Norvège, États Unis  ! Les dernières lettres ont permis de montrer l’avancée des travaux et nos amis ont manifesté leur joie. Aujourd’hui le toit de l’école est posé et les ouvriers s’attellent au crépissage et à la pose des fenêtres et des portes. Tout sera prêt pour la rentrée.

Des chèques continuent d’arriver et nous avons largement dépassé le devis du premier bâtiment.

Les futurs CP1 devant leur future école

Puisse cette campagne être l’occasion d’une action de grâce pour son aboutissement, en n’oubliant pas que ce sont d’abord des enfants qui vont en bénéficier  ; ils sont si heureux de voir monter cette école. Prions aussi pour tous ceux qui ont donné (parfois de leur nécessaire) pour que des enfants puissent être scolarisés. Chapeau et merci à la Fondation des Monastères et CredoFunding qui ont largement participé à l’aboutissement du projet.

Marie Nathanaël
Avril 2020


[1] Par chance, il est sur Lyon  !
[2] Plateforme de finance participative de la communauté chrétienne

Ecoute et soutien spirituel

En cette période de crise et de confinement, nombreux sont ceux qui se retrouvent seuls avec leurs angoisses, leurs peurs, leurs questions… et ne savent pas vers qui se tourner pour parler.
Des religieux et religieuses se mettent à l’écoute de 8 h à 22 h 7/7 et tentent de se rendent présents à la détresse, à l’effroi, à la peine de tant et tant… ». N’hésitez pas à appeler ce numéro ou à le transmettre à ceux qui peuvent en avoir besoin.

Téléchargez la lettre de Sœur Véronique Margron
Présidente de la Conférence des Religieux(ses) de France.

Bonnes nouvelles du Centre Etienne Bedoin

Les futurs CP1 devant leur future école

Chers amis du Centre Etienne Bedoin,

Vous avez su par la dernière lettre du 15 février, que la collecte s’était terminée avec succès. Le premier bâtiment prend forme et, comme le disent les gens là-bas, les murs ont « poussé » ! Ils attendent maintenant le toit !

J’étais sur le point de vous annoncer la bonne nouvelle qu’une école, une paroisse et un « club » de retraités avait décidé de poursuivre la campagne à l’occasion du Carême pour financer le deuxième bâtiment : CE2, CM1, CM2… mais la pandémie de Covid 19 a stoppé ces campagnes de partage. Cela explique les mots de Sr Thérèse Millogo dans la vidéo car elle a été prise avant le confinement. Je vous la transmets tout de même car vous pourrez y écouter un vibrant merci de Sœur Thérèse Millogo pour votre générosité. Les responsables du Centre sont heureuses, les parents sont heureux ; les enfants aussi sont heureux, qui pensent déjà à leur rentrée et à venir jouer au ballon tout près de ce bâtiment !

C’est un immense merci que les Petites Sœurs de la Sainte Enfance vous adressent  !
Que Dieu vous bénisse tous.

Sr Marie Nathanaël
Petites Sœurs de la Sainte Enfance

Voici les dernières photos

Les murs ont « poussé » !
On va pouvoir poser le toit !

Un pas en avant Pour de bon

De gauche à droite : Sr Gertrude et Sr Florence

Quelle joie  ! Deux courageuses s’engagent à vie dans la vie religieuse. Ce n’est pas évident mais elles ont donné à penser que cela valait la peine.

Sœur Florence Tiendrébéogo et sœur Gertrude Somé nous ont donné l’occasion d’être témoins de leur engagement définitif au cours de la célébration eucharistique qui a eu lieu le 4 janvier 2020 à l’église Notre Dame du Cénacle (paroisse St Maurice) à Bobo-Dioulasso. La célébration a été présidée par l’archevêque de Bobo, Monseigneur Paul Ouédraogo en présence de nombreux agents pastoraux, fidèles, parents, une délégation des paroisses de Dassouri et de Libiélé…

Les textes choisis par les élues du jour étaient axés sur la première communauté chrétienne Act 2, 42-47 et l’envoi en mission des douze apôtres :  «  vous avez reçu gratuitement donnez gratuitement  » Mt 10  ; 5-11. Partant de ces textes, l’évêque nous a édifiés dans son homélie. Il a souligné le fait que Dieu est un Dieu d’amour, fidèle, riche en miséricorde et qui appelle Florence et Gertrude à la vie. Le Seigneur les choisies pour leur donner une mission, ce n’est pas un mérite mais un choix gratuit de sa part.

Aussi fait-il un commentaire sur les vœux. Pour le vœu de pauvreté, il a noté que l’argent est important mais il faut savoir y renoncer. Pour celui de la chasteté, être maître de notre sexualité  ; il n’y pas de concurrence entre Christ et un autre. Pour l’obéissance, le monde en a peur, c’est un appel à l’écoute. Tout cela est bien difficile mais il faut savoir compter sur le Seigneur, savoir soigner la qualité de la relation à Dieu d’abord, ensuite aux autres (communauté). Si son enseignement était plus orienté vers nos deux sœurs, il nous rejoignait toutes dans notre engagement à la suite du Christ.

Pendant la procession d’offrande, nos deux sœurs ont offert au Seigneur deux paniers  :  l’un rempli de fruits et l’autre de matériaux scolaires, symbolisant leur engagement dans l’éducation des enfants et des jeunes.

La célébration a été très belle et bien animée par la chorale des jeunes. A la fin de la célébration, comme d’habitude il était prévu des agapes fraternelles.

Que le Seigneur donne à chacune la bonne dose de grâces nécessaires au quotidien pour le louer, l’aimer et le servir en Petite Sœur.

Sœur Marie Soulama

Jardinière dans la ville

Sœur Florence bichonne son jardin

Mousso News (Femmes modernes) est une revue du Web particulièrement dédiée aux femmes d’aujourd’hui. Sr Florence Somé a été interviewée sur son travail de maraîchage au Centre Etienne Bedoin dont voici quelques extraits.

Sœur Florence Somé est une jardinière de la ville dans l’un des secteurs périphériques de Bobo-Dioulasso, au centre Etienne Bedoin. Avec d’autres sœurs, elle s’occupe d’un jardin et produisent des aliments bios.

Sœur Florence Somé s’active à prendre soins de son jardin. Elle effectue le métier de jardinage, métier consacré généralement aux hommes au Burkina Faso.

Après l’obtention de son BAC G1, elle fait ses vœux en 2007. Sœur Florence Somé est ensuite affectée à l’ISIG (Université Aube Nouvelle) pour une formation en Finance-Comptabilité. À l’issue de deux années de formation, elle enseignera, de 2010 à 2015, à Banfora. En 2016, elle revient à l’ISIG pour la licence en comptabilité. Après l’obtention de sa licence, elle fut envoyée au centre, comme secrétaire, chargée de la gestion de l’établissement et du jardin. Amoureuse du travail, discrète, elle est une passionnée du travail de la terre : le jardinage. Elle comptabilise au moins trois années de travail dans le maraîchage dans ce centre. Elle est l’une des femmes qui contribue à la promotion de la production bio avec d’autres Sœurs du centre. 

Pendant son cursus scolaire, Sr Florence a reçu un cours en agriculture, intégré dans le programme de classe de 3e. Ces différentes formations lui ont permis d’appréhender le maraîchage et d’en connaître davantage. Elle s’occupe non seulement de la production du jardin mais aussi de son financement en raison de sa formation dans le domaine de la gestion. Sœur Florence consacre chaque jour une partie de son temps au jardin. Elle consacre généralement les soirs aux travaux des pépinières. « Toutes les sœurs du centre font un tour au jardin chaque jour si elles ont un temps libre » ajoute-t-elle. Pendant les récoltes, elles font plusieurs tours dans le jardin pendant la journée.

La superficie du jardin estimée à un hectare, leur impose de l’aide venant d’un autre jardinier et d’autres femmes. Les vacances sont un moment relax et favorable au travail du jardin, puisque la maternelle est fermée. Elles ont pour mission de mettre à la disposition des consommateurs des aliments sans produits chimiques. « Nous nutilisons pas dengrais dans le jardin, tout est fait à partir des éléments de base » a-t-elle signifié.

Au niveau du jardin des légumes sont cultivés : tomates, oignons, aubergines locales, haricots verts, poivrons, fraises etc… Le jardin est divisé en deux parties : l’une est cultivée pendant la saison pluvieuse pour les pépinières, l’autre pendant la saison sèche où est employée la technique du goutte-à-goutte. Une partie de la production est payée par la cantine de la maternelle du centre, destinée à leur propre consommation et l’autre par la vente externe.

Sr Florence, jardinière au Centre Etienne Bedoin

La jardinière confie les différentes difficultés auxquelles elles sont confrontées. Il s’agit du problème d’écoulement des produits. Selon elle, les clients trouvent le prix des produits chers. Elle souligne que ce problème sera peut-être résolu lorsque le centre aura une école primaire.

La campagne est terminée

Chers amis du Centre Etienne Bedoin,

Ça y est, la campagne est terminée !

J’ai la joie de vous annoncer que nous avons rassemblé 100 % du financement de l’école primaire (les 2 CP et le CE1). Comme vous le savez, les devis de l’école s’élèvent à 54 200 €.

Grâce à 127 généreux donateurs, 45 240 € ont été collectés sur la page projet.

Et grâce à l’extraordinaire mobilisation qui a entouré ce projet, plusieurs structures nous ont rejoints pour nous aider à compléter cette somme :

  • Une association lyonnaise en fermeture nous offre son fonds de caisse.
  • Une association d’aide au développement en Afrique prend en charge la totalité du mobilier des 3 salles de cours et du bureau du directeur.
  • Une fondation familiale a rejoint le projet ! Elle complète la somme manquante et même plus, pour apporter des améliorations substantielles au projet, notamment en installant l’électricité dans les salles de classe. Cela n’était pas prévu au budget de départ par mesure d’économie, la lumière naturelle ne manquant pas dans cette région. L’installation sera autonome, écologique et durable grâce aux panneaux solaires. Cette électricité est un vrai plus et aura l’avantage de faire tourner des ventilateurs pour soulager les élèves de la chaleur et leur permettre de mieux apprendre.

Découvrez plus bas, les dernières photos des travaux. Cette semaine, les murs ont commencé à « pousser » pour la plus grande joie de tous ! Et cela, ils vous le doivent. MERCI ! MERCI ! MERCI !

La campagne est donc désormais terminée. Je me permettrai de vous envoyer des nouvelles quand les travaux seront totalement achevés, d’ici la rentrée 2020.

De la part des Petites Sœurs de la Sainte Enfance, particulièrement de nos sœurs du Burkina Faso, de tout cœur merci pour votre investissement dans ce projet !

Que Dieu vous bénisse et vous garde.

Sœur Marie-Nathanaël
Petites Sœurs de la Sainte Enfance

Pour toute question ou information complémentaire, contactez-moi: secretariat.psse@gmail.com . 06.32.34.40.05.

"Allez… Je suis avec vous"