La campagne est terminée !

Chers amis du Centre Etienne Bedoin,

Ça y est, la campagne est terminée !

J’ai la joie de vous annoncer que nous avons rassemblé 100 % du financement de l’école primaire (les 2 CP et le CE1). Comme vous le savez, les devis de l’école s’élèvent à 54 200 €.

Grâce à 127 généreux donateurs, 45 240 € ont été collectés sur la page projet.

Et grâce à l’extraordinaire mobilisation qui a entouré ce projet, plusieurs structures nous ont rejoints pour nous aider à compléter cette somme :

  • Une association lyonnaise en fermeture nous offre son fonds de caisse.
  • Une association d’aide au développement en Afrique prend en charge la totalité du mobilier des 3 salles de cours et du bureau du directeur.
  • Une fondation familiale a rejoint le projet ! Elle complète la somme manquante et même plus, pour apporter des améliorations substantielles au projet, notamment en installant l’électricité dans les salles de classe. Cela n’était pas prévu au budget de départ par mesure d’économie, la lumière naturelle ne manquant pas dans cette région. L’installation sera autonome, écologique et durable grâce aux panneaux solaires. Cette électricité est un vrai plus et aura l’avantage de faire tourner des ventilateurs pour soulager les élèves de la chaleur et leur permettre de mieux apprendre.

Découvrez plus bas, les dernières photos des travaux. Cette semaine, les murs ont commencé à « pousser » pour la plus grande joie de tous ! Et cela, ils vous le doivent. MERCI ! MERCI ! MERCI !

La campagne est donc désormais terminée. Je me permettrai de vous envoyer des nouvelles quand les travaux seront totalement achevés, d’ici la rentrée 2020.

De la part des Petites Sœurs de la Sainte Enfance, particulièrement de nos sœurs du Burkina Faso, de tout cœur merci pour votre investissement dans ce projet !

Que Dieu vous bénisse et vous garde.

Sœur Marie-Nathanaël
Petites Sœurs de la Sainte Enfance

Pour toute question ou information complémentaire, contactez-moi: secretariat.psse@gmail.com . 06.32.34.40.05.

Ecole Etienne Bedoin

Le projet de construction de l’école Etienne Bedoin à Bobo Dioulasso avance… L’espérance de la poursuite du projet éducatif renaît.

Nos sœurs, abandonnées par surprise de l’ONG qui devait prendre en charge la construction de l’école[1], peuvent enfin commencer la construction grâce à la mobilisation des nombreux donateurs sur CredoFunding. Mais il reste encore à collecter plus de 14  000 € pour atteindre le coût total du projet.

Rejoignez-nous vite sur CredoFunding pour apporter votre pierre. Il n’y a pas de petits dons, il n’y a que des grands cœurs qui partagent ce qu’ils peuvent, selon leurs moyens. D’avance nous vous disons merci  !

Pour tout don, un reçu fiscal sera émis par la Fondation des Monastères.

Sœur Marie Nathanaël


[1] L’ONG a cessé tout projet au Burkina Faso à cause du manque de sécurité dû au terrorisme.

Urgence Burkina

Aidez-nous à construire une école primaire !

Vous êtes nombreux à vous intéresser au projet du Centre Etienne Bedoin à Bobo Dioulasso. Mais voici que celui-ci est bloqué de façon inattendue, à la grande inquiétude des responsables du projet et des parents !

Ensemble vers l’école !

À la rentrée 2017 s’ouvraient les portes du « Centre Etienne Bedoin » (nom de notre fondateur) à Bobo-Dioulasso, une ville du sud-ouest du Burkina Faso. Un espace voulu par les sœurs de la Sainte Enfance pour les populations les plus pauvres, se situant à la périphérie de la ville ainsi qu’à la périphérie de l’existence si l’on peut dire.

Aujourd’hui, la structure fonctionne bien avec  :

  • Trois classes maternelles,
  • Une borne fontaine – indispensable dans la région – qui alimente en eau le centre et la population,
  • Une salle polyvalente qui accueille divers groupes. Celle-ci sert de chapelle chaque matin et devient église paroissiale chaque dimanche,
  • Un potager et un verger biologiques dont les produits sont vendus aux familles et aux gens du quartier.
  • Une infirmerie en construction.

Mais voilà… Une ONG qui s’était engagée à financer la construction de l’école primaire pour la rentrée prochaine s’est subitement retirée du projet en juin dernier, suite à des troubles qui ont agité le pays. Pourtant ces problèmes n’affectent pas notre quartier et nos petits élèves attendent avec impatience l’entrée au CP pour apprendre à lire !

L’inquiétude concernant la rentrée prochaine a depuis lors envahi tout le monde : les sœurs, responsables du centre, car elles n’ont plus les moyens de financer l’école primaire et les parents d’élèves dont les enfants risquent d’être privés d’école dès la rentrée prochaine. C’est pourtant l’avenir de chacun de ces enfants qui est en jeu !

Cet événement nous a fait nous tourner vers un financement participatif par le site credofunding.fr ; la page de dons sera disponible d’ici une quinzaine de jours. Pour récolter les 54. 200 € nécessaires à la construction de cette école, nous avons besoin de votre mobilisation !

D’ici quelques jours, vous recevrez un appel aux dons. Nous comptons beaucoup sur vous pour le relayer auprès de vos réseaux, vos amis et connaissances.

Vous pouvez donner dès à présent en vous rendant sur le site de la Fondation des Monastères. Assurez-vous que le projet sélectionné dans le menu déroulant est bien : « Petites Sœurs de la Sainte Enfance Ecole Etienne Bedoin (Burkina Faso Bobo Dioulasso) »
ou en envoyant un chèque à  :

Petites Soeurs de la Sainte Enfance
Projet Etienne Bedoin
12 rue Commandant Charcot
69005 LYON

Ordre du chèque  : Fondation des Monastères.
Ecrire au dos du chèque  : Ecole Burkina

Pour encourager votre générosité, les dons bénéficieront d’un reçu fiscal.

Il faut faire vite ! Le temps presse pour que l’école soit fin prête à la rentrée 2020 !

D’avance, merci à vous tous, chers amis du Burkina  !

Soeur Marie Nathanaël

La Fondation des Monastères, fondation reconnue d’utilité publique, 14 rue Brunel 75017 PARIS – 01 45 31 02 02   www.fondationdesmonasteres.org est habilitée à recevoir les dons, déductibles fiscalement, pour son œuvre de soutien charitable aux membres des communautés religieuses et monastiques de toutes confessions chrétiennes.
5 % du montant de votre don sera versé au fonds de solidarité de la Fondation des Monastères, pour aider d’autres communautés.

La Fondation des Monastères délivre systématiquement un reçu fiscal

Les informations recueillies sont à l’usage exclusif de la Fondation des Monastères et le cas échéant de la communauté d’affectation, pour vous adresser votre reçu fiscal ou des informations personnalisées. La Fondation des Monastères s’engage à ne jamais louer, échanger ou céder ces informations qui ne seront conservées que pendant la durée nécessaire au traitement. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » et à la réglementation européenne, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition aux informations vous concernant, en nous contactant : Fondation des Monastères, 14 rue Brunel, 75017 Paris – fdm@fondationdesmonasteres.org

Action de grâce

Le samedi 14 septembre, à l’occasion de la clôture de la retraite qui a eu lieu 12 rue Commandant Charcot, nous avons célébré les jubilés de l’année  :

  • Claudette Montchanin  : 70 ans de vie religieuse
  • Marinette Reynard et Jeanne Chomienne  : 60 ans de vie religieuse
  • Marie Paule Demont  : 50 ans de vie religieuse.

Un heureux temps pour rendre grâce en congrégation pour ces vies données, pour les merveilles que le Seigneur a accomplies en elles, par elles et avec elles.

À la fin de la célébration, chaque jubilaire a exprimé son action de grâce pour le chemin parcouru, un chemin pas toujours facile, mais un chemin sur lequel bien des personnes ont été présentes pour aider, soutenir, encourager, mais surtout la présence permanente de Celui à qui elles avaient fait confiance pour la vie  : le Seigneur Jésus, lui, le fidèle qui a soutenu la fidélité de chacune.

De nos cœurs jaillit un chant d’action de grâce  : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom  ! »

Marie Nathanaël

Une retraite en EHPAD

Le nouvel EHPAD de Châteauvieux à St Symphorien d’Ozon

Il n’y a pas qu’en Afrique qu’il y a du neuf  ! Après la journée spirituelle du 18 décembre à la Maison mère, nous en avons eu une « répétition » en EHPAD avec Marie-Thérèse Beaune et l’équipe de coordination Sainte Enfance.

Pour celle du 13 mars, il nous a été dit qu’il n’y aurait pas de répétition possible mais que nous aurions autre chose pour compenser et pour éviter de nous transporter à la maison mère pour une retraite.

Autre chose  ? Surprise  ? Nous étaient proposés trois jours de retraite « à domicile » avec la présence de l’équipe coordinatrice et les sœurs de la Ferme[1]. Le prédicateur était le curé de la paroisse de St Symphorien d’Ozon, le père Bernard Badaud.

Nous avions chaque jour  :

  • À 10 h  : 30 minutes de réflexion ouverte sur la vie à partir de l’évangile.
  • À 12 h  : Bernadette, Renée et Marie-Jo venaient partager le repas à nos tables respectives, en changeant de table chaque jour.
  • À 16 h  : Prière ensemble à l’oratoire, suivie, le dernier jour, d’un partage de nos réactions et d’un sympathique goûter.

Quel bon temps en congrégation avons-nous vécu !

Merci à l’équipe de coordination pour la présence de chacune. Son adaptation à nos besoins, nos handicaps et à notre maison. Merci aux sœurs de la Ferme pour leur présence avec nous et pour tout le soin de l’organisation matérielle, spirituelle, accompagnante. Ce fut simple, détendu, détendant, riche, intériorisant. Temps de présence ensemble chez-nous en s’adaptant à nous. Nos compagnons de vie étaient heureux d’avoir des invitées à leur table  ; à chacune ils ont souhaité de revenir.

Nous avons exprimé  notre joyeuse reconnaissance et le désir d’un renouvellement de ce temps fort – simple et riche ensemble – pour toutes.

Oui, merci pour ce bon temps fort de vie en congrégation à domicile!

Marinette Reynard


[1] Communauté qui se trouve dans l’enceinte de l’Ehpad

Loué sois-tu mon Seigneur

Le 1er septembre commençait la « Saison de la Création ». Elle se clôture ce 4 octobre, jour de la fête de Saint François d’Assise.

Pour clore cette période, je vous propose une vidéo méditative sur le Cantique des créatures, de Saint François d’Assise. Laissez-vous conduire par le texte et par l’image.

Si cette saison est terminée, il n’en reste pas moins que nous devons continuer de « semer l’espoir pour la planète » en modifiant nos habitudes et nos modes de vie.

Faisons nôtres ces quelques lignes du pape François : « Je voudrais que nous prenions tous l’engagement sérieux de respecter et de garder la création, d’être attentifs à chaque personne, de combattre la culture du gaspillage et du rebut pour promouvoir une culture de la solidarité et de la rencontre. »

Marie Nathanaël

Cantique des créature : un texte magnifique de Saint François d’Assise !

Ecouter le cri de la terre et des pauvres

«Écouter le cri de la terre et des pauvres» est l’expression même du Pape François dans «Laudato Si’».

Petites Sœurs de la Sainte Enfance, nous avons été invitées par Soeur Malou Derory, notre supérieure générale à nous engager dans la campagne de l’Union Internationale des Supérieure Générales (UISG) commencée en 2018 : « Semer l’espérance pour la planète ». Cette campagne est programmée jusqu’en 2020, durant laquelle nous célèbrerons les 5 ans de Laudato Si’.

Le pape François souligne le lien fondamental qui existe entre la crise environnementale et la crise sociale que nous vivons actuellement ; il nous demande une conversion écologique personnelle et communautaire et nous rappelle souvent que
Tout est interconnecté.

Nous sommes invitées à relire Laudato Si’ en communauté, et à nous laisser interroger sur nos pratiques et les conversions que nous avons à faire… Un vaste chantier !

Marie Nathanaël

Voir la vidéo ci-dessous réalisée à l’occasion de la saison de la création (1er septembre – 4 octobre 2019)

Une prière pour notre terre

Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers
et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour
pour que nous protégions la vie et la beauté.

Inonde-nous de paix,
pour que nous vivions comme frères et sœurs
sans causer de dommages à personne.

Ô Dieu des pauvres,
aide-nous à secourir les abandonnés
et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux.

Guéris nos vies,
pour que nous soyons des protecteurs du monde
et non des prédateurs,
pour que nous semions la beauté
et non la pollution ni la destruction.

Touche les cœurs
de ceux qui cherchent seulement des profits
aux dépens de la terre et des pauvres.

Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose,
à contempler, émerveillés,
à reconnaître que nous sommes profondément unis
à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie.

Merci parce que tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous t’en prions,
dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

Prière du pape François qui conclue Laudato Si’

Pour un service joyeux de l’évangile

Le groupe des stagiaires devant la cathédrale d’Abidjan

Pour la deuxième année, l’ICOF[1] à Abidjan a organisé deux mois de formation et de partage d’expérience, du savoir, des outils, amenant à l’enrichissement de la vie spirituelle, religieuse, pastorale, humaine et théologique des participants : prêtres, religieuses et religieux en Afrique.
Léa Ouattara et Sylvie Somé y ont participé et nous en donnent quelques flashs.


Nous étions 19 participants encadrés par trois formateurs et différents intervenants.
Le 1er juillet, la formation a commencé par une messe d’ouverture célébrée par le président de la Conférence des Supérieurs Majeurs de la Côte d’Ivoire. Quelques anciennes de l’année précédente étaient présentes.

Discernement appréciatif et joie de l’évangile

Dès le lendemain nous commencions avec le premier module sur le discernement appréciatif et la joie de l’évangile.

Le discernement appréciatif est  un processus par lequel on découvre l’invitation de Dieu dans notre vie. Il nous rend libres d’être des gens de la Parole, de chercher toujours à approfondir la compréhension du niveau de l’action de Dieu dans notre histoire d’aujourd’hui. C’est aussi un acte de foi pour permettre à la joie de la foi de commencer à s’éveiller en nous.

Le discernement appréciatif commence quand nous affirmons la bonté de Dieu, la beauté de la création et la dignité inaliénable de l’homme et de la femme créés à l’image et ressemblance de Dieu.

Puis, ensemble nous avons défini notre fil rouge pour ce parcours : « Rassemblés dans la foi en Jésus-Christ et dociles à l’Esprit-Saint, nous accueillons dans la joie la grâce du renouvellement de notre vie pour être témoins de l’amour de Dieu en vue d’un monde nouveau ». (Image ci-dessous).

Le fil rouge devenu le logo du groupe

Rêver, ça fait du bien !

Ensuite, il nous fallait rêver ce qui se réaliserait pour nous si nous accueillions tous les dons que Dieu nous donne et si nous les utilisions au maximum ; examiner ce qui doit se produire pour que le rêve devienne une réalité et enfin s’engager courageusement. Comme le disait Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

Puis, chacun a choisi un symbole pour signifier à quoi il voulait ressembler durant ce temps. (Voir photo correspondante)

Notre vie de groupe

L’eucharistie était célébrée chaque jour. Chacun à notre tour, nous partagions le fruit de notre méditation à la place de l’homélie. À la fin de chaque semaine nous étions invités, pendant la messe, à partager ce qui nous avait touchés dans la semaine.

Nous avions des rencontres communautaires, des soirées récréatives et nous marquions les différents anniversaires (de naissance, de vœux, les fêtes patronales) et priions pour les personnes concernées.

Nous avions aussi des soirées culturelles durant lesquelles nous étions invités à présenter notre pays à travers son histoire, sa situation géographique, ses danses, ses mets traditionnels, des objets…

Ce temps de formation a été d’une grande richesse, et pour chacun l’occasion de relire sa vie religieuse dans toutes ses dimensions et de retourner à l’essentiel.

Léa Ouattara et Sylvie Somé

[1] ICOF  est l’acronyme anglais de « Formation Continue Inter Congrégations »

Le Cantique des cantiques

Analyse isotopique d’un texte sacré

La sémiotique, science attachée à l’étude de la signification, n’est pas biblique. Mais puisqu’il s’intéresse aux littératures et part des textes écrits, le domaine biblique est un champ possible d’étude car la Bible nous est donnée comme un texte à lire et à décrypter. Le choix de ce livre biblique, Le Cantique des Cantiques, tient compte de sa particularité littéraire. C’est un livre poétique très riche, unique en son genre, qui célèbre l’amour avec des accents romantiques très marqués, ce qui en fait un objet littéraire intéressant. Tout le message biblique pourrait se résumer à l’amour que chante la bien-aimée en ouverture du poème : « Qu’il me baise des baisers de sa bouche » ; un amour manifesté par le bien-aimé qui « bondit » et tire le désir vers l’avant. La théorie de l’isotopie, qui obéit au principe d’immanence, a permis de faire une lecture sémantique et profane de ce livre biblique sous un angle littéraire, non théologique. N’est-il pas vrai que tout texte est un intertexte et un texte en situation ?

Domonguilé Evelyne Sylvie SOMÉ est née à Guéguéré, province du Ioba, dans le sud-ouest du Burkina Faso. Elle est religieuse dans la congrégation des Petites Sœurs de la Sainte Enfance depuis 2000. Elle est titulaire d’une maîtrise en lettres modernes (option sémiotique) et d’un CAPES en français. Elle dispense des cours de français au complexe scolaire Sainte Thérèse de Banfora.

"Allez… Je suis avec vous"