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Les murs ont « poussé »

Dans les coulisses d’une campagne

Vous connaissez tous maintenant CredoFunding dont vous avez entendu parler durant plusieurs mois ! Vous avez même « battu la campagne » pour le faire connaître et vous mettre en quête de quelques euros… afin que les murs du Centre Etienne Bedoin puissent sortir de terre  !

Chez nous, « Urgence Burkina » était dans tous les esprits et c’était à qui saurait où en était la jauge  ! « Waouh… on en est à 10 % ». Et les 10 % sont montés, parfois difficilement, parfois en flèche et puis plus rien… « Ça ne bouge plus… mais qu’est-ce qui se passe  ? » Oh  ! Le stress !

La grâce d’une rencontre

C’était en septembre dernier à Paray-le-Monial, lors de l’Université d’été des communicants en l’Église (une première en France  !) à laquelle je participais. Un soir à notre table, chacun échangeait sur sa mission de communicant. L’un d’eux nous a partagé ce qu’il faisait. J’ai tendu l’oreille, lui ai posé quelques questions, pensant au Burkina qui était dans l’embarras pour la construction de l’école primaire. Je lui ai demandé si un tel projet était possible et si l’on pouvait le rencontrer ; sa réponse fut positive[1].

Voilà que se cachait parmi les 300 participants celui qui allait permettre la mise en route du projet. La grâce se trouve parfois là où on ne l’attend pas ! Le 16 octobre, avec l’Econome, nous l’avons rencontré et j’ai soumis à notre Supérieure générale cette possibilité pour financer la construction de l’école. Ce jour-là, lors de la messe célébrée au CEB les sœurs avaient prié le père Etienne Bedoin, notre fondateur pour lui demander son aide pour construire cette école.

Et c’est parti !

Après avoir échangé avec celui qui est le président et fondateur de CredoFunding sur les conditions  : mise en route du financement, frais, possibilité de reçus fiscaux, durée de la campagne, etc., il ne reste plus qu’à retrousser les manches et à se mettre à l’œuvre !

Permettre l’envoi de reçus fiscaux, demandait de passer par la Fondation des Monastères, Fondation d’utilité publique habilitée pour cela. Des démarches sont entreprises pour passer par cet organisme et obtenir un accord.

Derrière ce beau projet, il faut savoir que je n’étais pas seule à la manœuvre  ! La Fondation des Monastères m’a demandé de travailler avec la responsable des Collectes, que j’ai vite appelée par son prénom. Il y avait tout une vie, un fourmillement pas possible de mails, téléphones, ajustements, corrections… Ce travail, chronophage au possible, prenait tout mon temps et j’en rêvais la nuit  ! Où m’étais-je donc fourvoyée  ?

La préparation a demandé un mois et demi de travail. Une fois le projet monté  à partir des éléments fournis par le Burkina, il a été soumis à la directrice de la Fondation qui a donné son aval pour qu’il soit publié sur CredoFunding[2], un interlocuteur de taille puisque c’est là que tout va se passer. C’est avec un membre de l’équipe que nous allons travailler  : conseils, mise en ligne du texte et des photos, gestion des dons en lien avec la Fondation des Monastères. Nous formons un bon trio qui s’entend bien  !

La ronde des donateurs

Si le Trio a bien travaillé, maintenant c’est au tour des donateurs . Il va falloir contacter les personnes que nous connaissons et en trouver des nouvelles. Ce n’est pas une mince affaire, croyez-moi. Alors commence le « ballet » des Lettres de nouvelles  : il faut être convaincue et convaincante, trouver les mots justes et la juste illustration de ce que l’on va dire, tenir au courant nos amis de l’avancée de la collecte . La conseillère de la Fondation excelle en ce domaine, heureusement qu’elle est là  !

Pour faire tâche d’huile et se faire connaître, il y a nécessité de passer par les réseaux sociaux  ; et voilà qu’une page Facebook voit le jour pour les Petites Sœurs de la Sainte Enfance  ! Et là aussi les visiteurs ne se ménagent pas  : « Laisserez-vous échapper un billet de votre porte-monnaie pour aider les enfants de Bobo Dioulasso à construire leur école ? Ferez-vous cette promesse de les aider ? » ; Quelques-uns ont donné. Nombreux sont ceux qui ont transféré nos post à leurs amis. J’ai vu apparaître une foule de gens inconnus  qui sont entrés dans la danse. Un ami me dit un jour  : « J’ai bien reçu ta lettre, je l’ai transférée à 80 contacts ».

« Chaque enfant est un Petit Prince unique. Merci de protéger, comme vous le faites, son potentiel, et surtout de l’aider à le faire émerger. Que la Grâce de la vie et la quiétude vous accompagnent dans vos pas ».

Message d’un donateur

Sur CredoFunding comme à la Fondation, les dons arrivent, venant de personnes de toutes les classes sociales. On voit apparaitre des dons importants comme des dons modestes, ceux-ci sont nombreux et comportent parfois des messages sympas  : « Bonne chance, les enfants de Bobo  ! » « Bravo ! Vous allez y arriver, un beau projet comme ça ne peut pas s’arrêter ! »  « Bravo pour le projet de l’école au Burkina. Ce que vous faites est grand ! » « Tous mes encouragements pour ce beau projet »… J’avais parfois l’impression de me trouver dans un match de foot avec des supporters  !

Lorsque la jauge a atteint les 30  000 € les fondations de l’école ont pu commencer à la grande joie des donateurs et des parents d’élèves .

Une campagne réussie

La campagne s’est terminée avec succès le 4 avril. Elle n’aurait pu aboutir si tout ce monde ne s’était pas mobilisé pour faire avancer la collecte  : France, Allemagne, Belgique, Norvège, États Unis  ! Les dernières lettres ont permis de montrer l’avancée des travaux et nos amis ont manifesté leur joie. Aujourd’hui le toit de l’école est posé et les ouvriers s’attellent au crépissage et à la pose des fenêtres et des portes. Tout sera prêt pour la rentrée.

Des chèques continuent d’arriver et nous avons largement dépassé le devis du premier bâtiment.

Les futurs CP1 devant leur future école

Puisse cette campagne être l’occasion d’une action de grâce pour son aboutissement, en n’oubliant pas que ce sont d’abord des enfants qui vont en bénéficier  ; ils sont si heureux de voir monter cette école. Prions aussi pour tous ceux qui ont donné (parfois de leur nécessaire) pour que des enfants puissent être scolarisés. Chapeau et merci à la Fondation des Monastères et CredoFunding qui ont largement participé à l’aboutissement du projet.

Marie Nathanaël
Avril 2020


[1] Par chance, il est sur Lyon  !
[2] Plateforme de finance participative de la communauté chrétienne

Ecoute et soutien spirituel

En cette période de crise et de confinement, nombreux sont ceux qui se retrouvent seuls avec leurs angoisses, leurs peurs, leurs questions… et ne savent pas vers qui se tourner pour parler.
Des religieux et religieuses se mettent à l’écoute de 8 h à 22 h 7/7 et tentent de se rendent présents à la détresse, à l’effroi, à la peine de tant et tant… ». N’hésitez pas à appeler ce numéro ou à le transmettre à ceux qui peuvent en avoir besoin.

Téléchargez la lettre de Sœur Véronique Margron
Présidente de la Conférence des Religieux(ses) de France.

Bonnes nouvelles du Centre Etienne Bedoin

Les futurs CP1 devant leur future école

Chers amis du Centre Etienne Bedoin,

Vous avez su par la dernière lettre du 15 février, que la collecte s’était terminée avec succès. Le premier bâtiment prend forme et, comme le disent les gens là-bas, les murs ont « poussé » ! Ils attendent maintenant le toit !

J’étais sur le point de vous annoncer la bonne nouvelle qu’une école, une paroisse et un « club » de retraités avait décidé de poursuivre la campagne à l’occasion du Carême pour financer le deuxième bâtiment : CE2, CM1, CM2… mais la pandémie de Covid 19 a stoppé ces campagnes de partage. Cela explique les mots de Sr Thérèse Millogo dans la vidéo car elle a été prise avant le confinement. Je vous la transmets tout de même car vous pourrez y écouter un vibrant merci de Sœur Thérèse Millogo pour votre générosité. Les responsables du Centre sont heureuses, les parents sont heureux ; les enfants aussi sont heureux, qui pensent déjà à leur rentrée et à venir jouer au ballon tout près de ce bâtiment !

C’est un immense merci que les Petites Sœurs de la Sainte Enfance vous adressent  !
Que Dieu vous bénisse tous.

Sr Marie Nathanaël
Petites Sœurs de la Sainte Enfance

Voici les dernières photos

Les murs ont « poussé » !
On va pouvoir poser le toit !

Un pas en avant Pour de bon

De gauche à droite : Sr Gertrude et Sr Florence

Quelle joie  ! Deux courageuses s’engagent à vie dans la vie religieuse. Ce n’est pas évident mais elles ont donné à penser que cela valait la peine.

Sœur Florence Tiendrébéogo et sœur Gertrude Somé nous ont donné l’occasion d’être témoins de leur engagement définitif au cours de la célébration eucharistique qui a eu lieu le 4 janvier 2020 à l’église Notre Dame du Cénacle (paroisse St Maurice) à Bobo-Dioulasso. La célébration a été présidée par l’archevêque de Bobo, Monseigneur Paul Ouédraogo en présence de nombreux agents pastoraux, fidèles, parents, une délégation des paroisses de Dassouri et de Libiélé…

Les textes choisis par les élues du jour étaient axés sur la première communauté chrétienne Act 2, 42-47 et l’envoi en mission des douze apôtres :  «  vous avez reçu gratuitement donnez gratuitement  » Mt 10  ; 5-11. Partant de ces textes, l’évêque nous a édifiés dans son homélie. Il a souligné le fait que Dieu est un Dieu d’amour, fidèle, riche en miséricorde et qui appelle Florence et Gertrude à la vie. Le Seigneur les choisies pour leur donner une mission, ce n’est pas un mérite mais un choix gratuit de sa part.

Aussi fait-il un commentaire sur les vœux. Pour le vœu de pauvreté, il a noté que l’argent est important mais il faut savoir y renoncer. Pour celui de la chasteté, être maître de notre sexualité  ; il n’y pas de concurrence entre Christ et un autre. Pour l’obéissance, le monde en a peur, c’est un appel à l’écoute. Tout cela est bien difficile mais il faut savoir compter sur le Seigneur, savoir soigner la qualité de la relation à Dieu d’abord, ensuite aux autres (communauté). Si son enseignement était plus orienté vers nos deux sœurs, il nous rejoignait toutes dans notre engagement à la suite du Christ.

Pendant la procession d’offrande, nos deux sœurs ont offert au Seigneur deux paniers  :  l’un rempli de fruits et l’autre de matériaux scolaires, symbolisant leur engagement dans l’éducation des enfants et des jeunes.

La célébration a été très belle et bien animée par la chorale des jeunes. A la fin de la célébration, comme d’habitude il était prévu des agapes fraternelles.

Que le Seigneur donne à chacune la bonne dose de grâces nécessaires au quotidien pour le louer, l’aimer et le servir en Petite Sœur.

Sœur Marie Soulama

Jardinière dans la ville

Sœur Florence bichonne son jardin

Mousso News (Femmes modernes) est une revue du Web particulièrement dédiée aux femmes d’aujourd’hui. Sr Florence Somé a été interviewée sur son travail de maraîchage au Centre Etienne Bedoin dont voici quelques extraits.

Sœur Florence Somé est une jardinière de la ville dans l’un des secteurs périphériques de Bobo-Dioulasso, au centre Etienne Bedoin. Avec d’autres sœurs, elle s’occupe d’un jardin et produisent des aliments bios.

Sœur Florence Somé s’active à prendre soins de son jardin. Elle effectue le métier de jardinage, métier consacré généralement aux hommes au Burkina Faso.

Après l’obtention de son BAC G1, elle fait ses vœux en 2007. Sœur Florence Somé est ensuite affectée à l’ISIG (Université Aube Nouvelle) pour une formation en Finance-Comptabilité. À l’issue de deux années de formation, elle enseignera, de 2010 à 2015, à Banfora. En 2016, elle revient à l’ISIG pour la licence en comptabilité. Après l’obtention de sa licence, elle fut envoyée au centre, comme secrétaire, chargée de la gestion de l’établissement et du jardin. Amoureuse du travail, discrète, elle est une passionnée du travail de la terre : le jardinage. Elle comptabilise au moins trois années de travail dans le maraîchage dans ce centre. Elle est l’une des femmes qui contribue à la promotion de la production bio avec d’autres Sœurs du centre. 

Pendant son cursus scolaire, Sr Florence a reçu un cours en agriculture, intégré dans le programme de classe de 3e. Ces différentes formations lui ont permis d’appréhender le maraîchage et d’en connaître davantage. Elle s’occupe non seulement de la production du jardin mais aussi de son financement en raison de sa formation dans le domaine de la gestion. Sœur Florence consacre chaque jour une partie de son temps au jardin. Elle consacre généralement les soirs aux travaux des pépinières. « Toutes les sœurs du centre font un tour au jardin chaque jour si elles ont un temps libre » ajoute-t-elle. Pendant les récoltes, elles font plusieurs tours dans le jardin pendant la journée.

La superficie du jardin estimée à un hectare, leur impose de l’aide venant d’un autre jardinier et d’autres femmes. Les vacances sont un moment relax et favorable au travail du jardin, puisque la maternelle est fermée. Elles ont pour mission de mettre à la disposition des consommateurs des aliments sans produits chimiques. « Nous nutilisons pas dengrais dans le jardin, tout est fait à partir des éléments de base » a-t-elle signifié.

Au niveau du jardin des légumes sont cultivés : tomates, oignons, aubergines locales, haricots verts, poivrons, fraises etc… Le jardin est divisé en deux parties : l’une est cultivée pendant la saison pluvieuse pour les pépinières, l’autre pendant la saison sèche où est employée la technique du goutte-à-goutte. Une partie de la production est payée par la cantine de la maternelle du centre, destinée à leur propre consommation et l’autre par la vente externe.

Sr Florence, jardinière au Centre Etienne Bedoin

La jardinière confie les différentes difficultés auxquelles elles sont confrontées. Il s’agit du problème d’écoulement des produits. Selon elle, les clients trouvent le prix des produits chers. Elle souligne que ce problème sera peut-être résolu lorsque le centre aura une école primaire.

La campagne est terminée

Chers amis du Centre Etienne Bedoin,

Ça y est, la campagne est terminée !

J’ai la joie de vous annoncer que nous avons rassemblé 100 % du financement de l’école primaire (les 2 CP et le CE1). Comme vous le savez, les devis de l’école s’élèvent à 54 200 €.

Grâce à 127 généreux donateurs, 45 240 € ont été collectés sur la page projet.

Et grâce à l’extraordinaire mobilisation qui a entouré ce projet, plusieurs structures nous ont rejoints pour nous aider à compléter cette somme :

  • Une association lyonnaise en fermeture nous offre son fonds de caisse.
  • Une association d’aide au développement en Afrique prend en charge la totalité du mobilier des 3 salles de cours et du bureau du directeur.
  • Une fondation familiale a rejoint le projet ! Elle complète la somme manquante et même plus, pour apporter des améliorations substantielles au projet, notamment en installant l’électricité dans les salles de classe. Cela n’était pas prévu au budget de départ par mesure d’économie, la lumière naturelle ne manquant pas dans cette région. L’installation sera autonome, écologique et durable grâce aux panneaux solaires. Cette électricité est un vrai plus et aura l’avantage de faire tourner des ventilateurs pour soulager les élèves de la chaleur et leur permettre de mieux apprendre.

Découvrez plus bas, les dernières photos des travaux. Cette semaine, les murs ont commencé à « pousser » pour la plus grande joie de tous ! Et cela, ils vous le doivent. MERCI ! MERCI ! MERCI !

La campagne est donc désormais terminée. Je me permettrai de vous envoyer des nouvelles quand les travaux seront totalement achevés, d’ici la rentrée 2020.

De la part des Petites Sœurs de la Sainte Enfance, particulièrement de nos sœurs du Burkina Faso, de tout cœur merci pour votre investissement dans ce projet !

Que Dieu vous bénisse et vous garde.

Sœur Marie-Nathanaël
Petites Sœurs de la Sainte Enfance

Pour toute question ou information complémentaire, contactez-moi: secretariat.psse@gmail.com . 06.32.34.40.05.

Premiers pas en ehpad

Le Cénacle de Fourvière

Sœur Annie est entrée à l’EHPAD du Cénacle de Fourvière en juin 2019. C’est un passage difficile à faire… mais elle nous livre comment elle vit cette nouvelle étape. L’émerveillement lui permet de voir le positif de la vie.

Résidant à l’EHPAD du Cénacle, depuis Juin, il m’a semblé bon de vous partager ce que je vis.

Je demeure dans « la chambre haute » (3e étage). De mes deux fenêtres, d’un côté je contemple le lever et le coucher du soleil, ainsi qu’une vue magnifique sur la ville de Lyon et sur les monts à l’horizon lointain. Je respire l’air des hauteurs ! De l’autre, je vois le chantier et les ouvriers travaillant sur le toit d’une maison en réhabilitation. J’entends aussi les cloches de la Basilique chanter chaque matin les louanges à Marie !

Sr Annie sur le départ

Entre le lever et le coucher, je ne m’ennuie pas. Après le temps de méditation, je rejoins Claude, résidente à mon étage, heureuse de pouvoir marcher avec son déambulateur, à condition que quelqu’un l’accompagne par crainte de tomber. C’est une aubaine pour moi aussi de marcher dans le parc de la maison, admirer les crocus jaunes – ramasser les prunes et les noix tombées au sol – Faire remonter en mémoire des chants et des poèmes de notre jeunesse…

Je bénéficie des services d’orthophoniste et de kiné sur place et des offices dans la belle chapelle de la maison, ainsi que l’Eucharistie quotidienne ici ou à la Basilique le dimanche.

Chaque soir, avant de m’endormir je pense à vous toutes et vous confie au Seigneur.

Pour terminer une petite histoire de malentendant : un soir, à table, des lentilles sont au menu. Ma voisine  dit : «  Ce sont des lentilles de boîte  ». Je comprends «  des lentilles d’angoisse  » Je réponds :  « Ah bon, les lentilles font disparaître l’angoisse ?  » – « Non » me dit-elle en reprenant sa phrase  ! Les éclats de rire fusent  !

Annie Falconnier

Ecole Etienne Bedoin

Le projet de construction de l’école Etienne Bedoin à Bobo Dioulasso avance… L’espérance de la poursuite du projet éducatif renaît.

Nos sœurs, abandonnées par surprise de l’ONG qui devait prendre en charge la construction de l’école[1], peuvent enfin commencer la construction grâce à la mobilisation des nombreux donateurs sur CredoFunding. Mais il reste encore à collecter plus de 14  000 € pour atteindre le coût total du projet.

Rejoignez-nous vite sur CredoFunding pour apporter votre pierre. Il n’y a pas de petits dons, il n’y a que des grands cœurs qui partagent ce qu’ils peuvent, selon leurs moyens. D’avance nous vous disons merci  !

Pour tout don, un reçu fiscal sera émis par la Fondation des Monastères.

Sœur Marie Nathanaël


[1] L’ONG a cessé tout projet au Burkina Faso à cause du manque de sécurité dû au terrorisme.

Ils ont semé dans les larmes

Au Burkina Faso, l’Union Nationale des Établissements Secondaires (UNESC) a fêté ses 50 ans en 2019. En décembre, cette année jubilaire s’achevait par une célébration au cours de laquelle des décorations ont été remises à divers acteur de l’Enseignement libre, dont Sœur Malou Derory pour Sr Marie Pierre.

«  Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie. Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence  ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes  » Ps 125, 5-6

C’est avec ces belles paroles d’espérance et de joie du psalmiste que l’Union Nationale des Etablissements Secondaires Catholiques (UNESC), a célébré  ses 50 ans d’existencesous le thème «  50 ans au service de l’Eglise et de la Nation dans l’Éducation. Défis et perspectives  ». Les activités qui ont marqué cet événement se sont déroulées du 5 au 7 décembre 2019 à Ouagadougou, dans l’enceinte du Collège Notre Dame de Kologh-Naaba. Née littéralement dans la douleur le 18 juillet 1969, l’UNESC donne aujourd’hui à la Nation burkinabé l’occasion d’une joie contagieuse. Avec la force de l’Esprit Saint, elle a su trouver les voies et moyens pour préserver l’éducation catholique dans le pays. A sa création, l’UNESC comptait 18 établissements scolaires. Aujourd’hui, elle a, à son actif, 87 établissements répartis dans les 13 régions du pays.

« Qui sème dans les larmes,
moissone dans la joie.
Il s’en va, il s’en va en pleurant,
il jette la semence ;
Il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes »
Psaume 125

Des pistes de solutions ont été proposées pour assurer une éducation qui sait sauvegarder les valeurs morales et sociales des sociétés en mutation. Il a été aussi question de trouver une stratégie éducative pour responsabiliser les élèves face à l’expansion des TIC[1] et leur donner les moyens, grâce à la qualité de l’éducation, de pouvoir s’insérer dans le monde professionnel. Une marche aux flambeaux dans la soirée du 6, a permis de prier pour la paix et confier à Marie les élèves qui ne vont plus à l’école à cause de l’insécurité qui règne dans leur région.

Sr Malou Derory – Supérieure générale

Monsieur Seydou ZAGRE, Directeur de cabinet du Président du Faso  a procédé à la remise de médailles honorifiques à une cinquantaine d’acteurs de l’UNESC. Parmi eux, les Petites Sœurs de la Sainte Enfance, représentée par leur Supérieure Générale, Sœur Marie Louise DERORY[2]. S’en est suivie la célébration eucharistique qui a marqué de façon solennelle le point culminant du jubilé présidée par le cardinal Philipe Ouédraogo, entouré de plusieurs concélébrants.

Dans son homélie, le Cardinalprécisait  : «  Il y a ce qu’il y a, il faut ce qu’il faut, on fait ce qu’on peut… Jamais en arrière, toujours en avant  ! Dans le domaine de l’éducation que ce soit intellectuelle, humaine et spirituelle, il faut toujours aller de l’avant en innovant. Votre manière d’évangéliser c’est l’éducation c’est par là que vous allez donner Jésus à tous ces jeunes ».

Au terme, il ressort un bilan très positif car des présidents et de nombreux ministres et cadres de nos jours sont issus des établissements catholiques. Selon Monsieur Seydou ZAGRE  : « L’UNESC siffle le rassemblement sur sa contribution à la formation des enfants du pays et lance une réflexion sur « comment continuer à faire mieux ». Le bilan est largement positif et le mérite consiste à continuer à s’interroger sur comment faire mieux… ».

Evelyne Somé

De gauche à droite : Sr Hortense – Sr Malou – Sr Evelyne

[1] Technologies de l’Information et de la Communication

[2] En référence au Collège Sainte Thérèse de Banfora qui faisait partie des 18 établissements au début de l’UNESC grâce à sœur Marie Pierre, de vénérable mémoire.

Urgence Burkina

Aidez-nous à construire une école primaire !

Vous êtes nombreux à vous intéresser au projet du Centre Etienne Bedoin à Bobo Dioulasso. Mais voici que celui-ci est bloqué de façon inattendue, à la grande inquiétude des responsables du projet et des parents !

Ensemble vers l’école !

À la rentrée 2017 s’ouvraient les portes du « Centre Etienne Bedoin » (nom de notre fondateur) à Bobo-Dioulasso, une ville du sud-ouest du Burkina Faso. Un espace voulu par les sœurs de la Sainte Enfance pour les populations les plus pauvres, se situant à la périphérie de la ville ainsi qu’à la périphérie de l’existence si l’on peut dire.

Aujourd’hui, la structure fonctionne bien avec  :

  • Trois classes maternelles,
  • Une borne fontaine – indispensable dans la région – qui alimente en eau le centre et la population,
  • Une salle polyvalente qui accueille divers groupes. Celle-ci sert de chapelle chaque matin et devient église paroissiale chaque dimanche,
  • Un potager et un verger biologiques dont les produits sont vendus aux familles et aux gens du quartier.
  • Une infirmerie en construction.

Mais voilà… Une ONG qui s’était engagée à financer la construction de l’école primaire pour la rentrée prochaine s’est subitement retirée du projet en juin dernier, suite à des troubles qui ont agité le pays. Pourtant ces problèmes n’affectent pas notre quartier et nos petits élèves attendent avec impatience l’entrée au CP pour apprendre à lire !

L’inquiétude concernant la rentrée prochaine a depuis lors envahi tout le monde : les sœurs, responsables du centre, car elles n’ont plus les moyens de financer l’école primaire et les parents d’élèves dont les enfants risquent d’être privés d’école dès la rentrée prochaine. C’est pourtant l’avenir de chacun de ces enfants qui est en jeu !

Cet événement nous a fait nous tourner vers un financement participatif par le site credofunding.fr ; la page de dons sera disponible d’ici une quinzaine de jours. Pour récolter les 54. 200 € nécessaires à la construction de cette école, nous avons besoin de votre mobilisation !

D’ici quelques jours, vous recevrez un appel aux dons. Nous comptons beaucoup sur vous pour le relayer auprès de vos réseaux, vos amis et connaissances.

Vous pouvez donner dès à présent en vous rendant sur le site de la Fondation des Monastères. Assurez-vous que le projet sélectionné dans le menu déroulant est bien : « Petites Sœurs de la Sainte Enfance Ecole Etienne Bedoin (Burkina Faso Bobo Dioulasso) »
ou en envoyant un chèque à  :

Petites Soeurs de la Sainte Enfance
Projet Etienne Bedoin
12 rue Commandant Charcot
69005 LYON

Ordre du chèque  : Fondation des Monastères.
Ecrire au dos du chèque  : Ecole Burkina

Pour encourager votre générosité, les dons bénéficieront d’un reçu fiscal.

Il faut faire vite ! Le temps presse pour que l’école soit fin prête à la rentrée 2020 !

D’avance, merci à vous tous, chers amis du Burkina  !

Soeur Marie Nathanaël

La Fondation des Monastères, fondation reconnue d’utilité publique, 14 rue Brunel 75017 PARIS – 01 45 31 02 02   www.fondationdesmonasteres.org est habilitée à recevoir les dons, déductibles fiscalement, pour son œuvre de soutien charitable aux membres des communautés religieuses et monastiques de toutes confessions chrétiennes.
5 % du montant de votre don sera versé au fonds de solidarité de la Fondation des Monastères, pour aider d’autres communautés.

La Fondation des Monastères délivre systématiquement un reçu fiscal

Les informations recueillies sont à l’usage exclusif de la Fondation des Monastères et le cas échéant de la communauté d’affectation, pour vous adresser votre reçu fiscal ou des informations personnalisées. La Fondation des Monastères s’engage à ne jamais louer, échanger ou céder ces informations qui ne seront conservées que pendant la durée nécessaire au traitement. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » et à la réglementation européenne, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition aux informations vous concernant, en nous contactant : Fondation des Monastères, 14 rue Brunel, 75017 Paris – fdm@fondationdesmonasteres.org