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Pour un service joyeux de l’évangile

Le groupe des stagiaires devant la cathédrale d’Abidjan

Pour la deuxième année, l’ICOF[1] à Abidjan a organisé deux mois de formation et de partage d’expérience, du savoir, des outils, amenant à l’enrichissement de la vie spirituelle, religieuse, pastorale, humaine et théologique des participants : prêtres, religieuses et religieux en Afrique.
Léa Ouattara et Sylvie Somé y ont participé et nous en donnent quelques flashs.


Nous étions 19 participants encadrés par trois formateurs et différents intervenants.
Le 1er juillet, la formation a commencé par une messe d’ouverture célébrée par le président de la Conférence des Supérieurs Majeurs de la Côte d’Ivoire. Quelques anciennes de l’année précédente étaient présentes.

Discernement appréciatif et joie de l’évangile

Dès le lendemain nous commencions avec le premier module sur le discernement appréciatif et la joie de l’évangile.

Le discernement appréciatif est  un processus par lequel on découvre l’invitation de Dieu dans notre vie. Il nous rend libres d’être des gens de la Parole, de chercher toujours à approfondir la compréhension du niveau de l’action de Dieu dans notre histoire d’aujourd’hui. C’est aussi un acte de foi pour permettre à la joie de la foi de commencer à s’éveiller en nous.

Le discernement appréciatif commence quand nous affirmons la bonté de Dieu, la beauté de la création et la dignité inaliénable de l’homme et de la femme créés à l’image et ressemblance de Dieu.

Puis, ensemble nous avons défini notre fil rouge pour ce parcours : « Rassemblés dans la foi en Jésus-Christ et dociles à l’Esprit-Saint, nous accueillons dans la joie la grâce du renouvellement de notre vie pour être témoins de l’amour de Dieu en vue d’un monde nouveau ». (Image ci-dessous).

Le fil rouge devenu le logo du groupe

Rêver, ça fait du bien !

Ensuite, il nous fallait rêver ce qui se réaliserait pour nous si nous accueillions tous les dons que Dieu nous donne et si nous les utilisions au maximum ; examiner ce qui doit se produire pour que le rêve devienne une réalité et enfin s’engager courageusement. Comme le disait Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

Puis, chacun a choisi un symbole pour signifier à quoi il voulait ressembler durant ce temps. (Voir photo correspondante)

Notre vie de groupe

L’eucharistie était célébrée chaque jour. Chacun à notre tour, nous partagions le fruit de notre méditation à la place de l’homélie. À la fin de chaque semaine nous étions invités, pendant la messe, à partager ce qui nous avait touchés dans la semaine.

Nous avions des rencontres communautaires, des soirées récréatives et nous marquions les différents anniversaires (de naissance, de vœux, les fêtes patronales) et priions pour les personnes concernées.

Nous avions aussi des soirées culturelles durant lesquelles nous étions invités à présenter notre pays à travers son histoire, sa situation géographique, ses danses, ses mets traditionnels, des objets…

Ce temps de formation a été d’une grande richesse, et pour chacun l’occasion de relire sa vie religieuse dans toutes ses dimensions et de retourner à l’essentiel.

Léa Ouattara et Sylvie Somé

[1] ICOF  est l’acronyme anglais de « Formation Continue Inter Congrégations »

Le Cantique des cantiques

Analyse isotopique d’un texte sacré

La sémiotique, science attachée à l’étude de la signification, n’est pas biblique. Mais puisqu’il s’intéresse aux littératures et part des textes écrits, le domaine biblique est un champ possible d’étude car la Bible nous est donnée comme un texte à lire et à décrypter. Le choix de ce livre biblique, Le Cantique des Cantiques, tient compte de sa particularité littéraire. C’est un livre poétique très riche, unique en son genre, qui célèbre l’amour avec des accents romantiques très marqués, ce qui en fait un objet littéraire intéressant. Tout le message biblique pourrait se résumer à l’amour que chante la bien-aimée en ouverture du poème : « Qu’il me baise des baisers de sa bouche » ; un amour manifesté par le bien-aimé qui « bondit » et tire le désir vers l’avant. La théorie de l’isotopie, qui obéit au principe d’immanence, a permis de faire une lecture sémantique et profane de ce livre biblique sous un angle littéraire, non théologique. N’est-il pas vrai que tout texte est un intertexte et un texte en situation ?

Domonguilé Evelyne Sylvie SOMÉ est née à Guéguéré, province du Ioba, dans le sud-ouest du Burkina Faso. Elle est religieuse dans la congrégation des Petites Sœurs de la Sainte Enfance depuis 2000. Elle est titulaire d’une maîtrise en lettres modernes (option sémiotique) et d’un CAPES en français. Elle dispense des cours de français au complexe scolaire Sainte Thérèse de Banfora.

Je viens du cameroun…

Ils ont marché… marché… marché… des miliers de kilomètres

Un parcours comme des milliers d’autres

Depuis de nombreuses années, Monique (85 ans) est engagée auprès des demandeurs d’asile. Les démarches et les visites s’enchaînent.

Nous étions dans le même bus, nous sommes descendues au même arrêt et nous avons pris la même direction : le Foyer pour les demandeurs d’asile où j’allais faire une visite. C’est là que réside Nadia avec ses jumeaux.

Nous nous sommes saluées et tout en marchant la conversation s’est engagée :   

  • Quel est votre pays d’origine ?
  • Le Cameroun me répond-elle,
  • Je suis restée 12 ans au Cameroun,
  • À Yaoundé, sans doute ?
  • Non, à l’Extrême Nord,
  • Mais moi, je suis de Maroua, alors vous connaissez le fulfuldé[1] ?
  • Non, car j’ai appris la langue des gens du village où je me trouvais.

« Migrants et réfugiés ne sont pas des pions sur l’échiquier de l’humanité. Il s’agit d’enfants, de femmes et d’hommes qui abandonnent tout, et qui partagent le même désir légitime de connaître, d’avoir mais surtout d’être plus. » Pape François


Arrivées au Foyer, Nadia pose le landau à l’entrée, près des escaliers. Maintenant il lui faut monter quatre étages avec ses deux enfants ; elle met l’un au dos, l’autre dans ses bras, je me charge du sac des courses…

Nadia m’explique qu’elle est logée au quatrième étage car c’est un petit studio avec les sanitaires qui lui a été attribué, ce qui lui facilite la tâche avec ses bébés de 6 mois.

Il faut savoir que tous les autres demandeurs d’asile (femmes avec enfants, couples, etc… sont logés dans deux ou trois pièces avec les sanitaires et la cuisine en commun à chaque étage).

Arrivées chez elle, Nadia donne le biberon à ses enfants et me parle d’elle :

«  Vous savez que Boko Haram sévit au Nord Cameroun. Ils ont tué mon mari, ils voulaient me marier, j’ai refusé alors j’ai fui au Nigéria, mais là-bas c’était pareil, j’ai fui en Lybie et puis j’ai fui… j’ai fui… j’ai mis 4 ans pour arriver ici… »

Un long silence s’en suit… que de souffrances ont dû marquer ce long périple !… quelle force intérieure habite cette jeune femme  pour qu’elle soit arrivée saine et sauve au bout de son parcours…

– «  Vous avez d’autres enfants au Cameroun ?

– Chez nous, les Peulhs, quand c’est le moment d’aller chez le mari, tu n’as pas le choix : j’ai eu ma première fille à 15 ans… j’ai 3 enfants, ils sont avec ma mère au Cameroun. »

Ses jumeaux sont calmes, souriants : Nacin est le nom du garçon et Marie France celui de la fille : ce nom ne signifierait-il pas toute l’espérance que Nadia met dans notre pays qui lui a offert un premier accueil ?…

Elle n’a pas encore été convoquée à l’OFPRA[2], j’ose espérer que sa demande d’asile lui sera accordée.

Monique Desbourbes



[1] Langue de l’ethnie Peulh dont elle fait partie

[2] Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides

Un foyer plein de vie !

La lessive au foyer

Après des congés plus ou moins bien consommés, nous voilà à reprendre la nouvelle année pastorale avec l’arrivée de Sr Marie Soulama qui vient rajeunir notre communauté.
La communauté de Toussiana comprend donc 5 membres : Marie Soulama, Solange Kaboré, Judith Ki, Thérèse Sourabié et Renée Soma.

Notre mission

Elle est surtout ciblée sur les jeunes du collège des frères des Écoles Chrétiennes : deux sont professeurs, une secrétaire, les deux autres accompagnent des filles au sein du pensionnat.
Un engagement à la taille de chacune est assuré dans les mouvements et activités pastorales : catéchèse, groupe des femmes, enfance, jeunes, liturgie, CCB…

Par rapport au pensionnat, la période de la rentrée, est un moment mouvementé : parents angoissés, chacun courant par-ci par-là, mais aussi pour les chefs d’établissements qui cherchent à accueillir des jeunes pour faire le plein d’effectif (tests, corrections, résultats) avec l’angoisse de savoir si les parents vont laisser leurs enfants ou les faire changer d’établissement…
Après la réussite des tests, certains parents se sont désistés d’autres par contre ont négocié une place, beaucoup de filles sont restées, mais il y a eu un abandon lié à un problème de santé.

Les douze élèves de 3e sont arrivées les premières le 23 Septembre et les autres le 30. Nous avons un effectif de 61 filles.

Une rentrée mouvementée

Un petit groupe avec Sr Renée Soma, responsable du foyer

C’était une rentrée particulière pour les 6e et pour nous aussi(surtout Marie et Renée) ; il fallait voir l’embouteillage le jour de leur arrivée ! Entre les parents à accueillir, les scolarités à percevoir, l’argent de poche des filles à garder, les reçus à rédiger… des parents ont demandé à visiter les dortoirs, certains ont aidé leur fille à attacher leur moustiquaire.

Après la rentrée, nous avons préparé la cérémonie d’au revoir à Sr Florence Zongo qui a eu lieu le 6 Octobre en veillée. Les jeunes l’ont bien préparée avec un sketch mimant la sœur à l’infirmerie et des chants. Un cadeau lui a été offert par les pensionnaires et un autre par la communauté. Le tout s’est déroulé autour d’un repas festif couronné par un gâteau et du yaourt que toutes ont apprécié.
Le lendemain c’était l’accueil des jeunes filles nouvellement arrivées : deux secondes et une terminale.

Et c’est parti !

Et nous voilà parties ! « L’avion du collège a décollé » avec les cours d’abord et les devoirs ensuite. Nous nous essayons à suivre surtout les petites 6e au niveau des leçons pour savoir si elles ont bien compris, bien recopié le cours, bien appris la leçon. En n’oubliant pas le côté humain : les emplois à faire effectuer, la discipline à faire respecter, un mot aimable à dire à telle personne, un sachet à ramasser, un habit ou des effets à ranger, l’eau à économiser, un habit sexy à changer avant d’aller à la messe… tout ce qui peut leur donner de devenir pleinement femme et des femmes dignes !

La communauté de Toussiana

Deuxième rentrée au CEB

Quelques nouveaux, encore bien timides…

En cette année scolaire 2018-2019 le Centre d’Eveil et d’Education préscolaire Etienne BEDOIN a accueilli 32 enfants en petite section et 57 en moyenne section. Des semaines avant, les sœurs, les ouvriers et les monitrices se sont activés pour que la rentrée scolaire se fasse dans les meilleures conditions. Pendant ce temps, les parents défilaient pour assurer la place à leurs enfants dans cette magnifique école tenue par les Petites Sœurs des la Sainte Enfance.

Les premiers jours de rentrée sont très mouvementés. Les monitrices accueillent les enfants. Pour les anciens se sont les retrouvailles et la joie de revenir jouer, apprendre à lire et à écrire. Pour les nouveaux c’est la découverte, certains sont curieux et font le tour des différents jeux, d’autres, par contre, sont anxieux, pleurent ou cherchent à retourner à la maison. Les monitrices usent de savoir- faire pour les retenir et les occuper utilement.

Une nouveauté de cette année : en plus de la petite et moyenne section, l’école donne la possibilité aux parents d’élèves d’inscrire leurs enfants aux journées continues. C’est-à-dire que les enfants restent à l’école après les classes jusqu’à 17 h. Ils sont nourris et gardés dans de bonnes conditions jusqu’à l’arrivée de leurs parents qui apprécient cette nouveauté.

Bonne année scolaire et pastorale à tous et à toutes.
Que l’Esprit de Jésus nous devance.
Père Etienne BEDOIN, intercède pour nous.

Sœur Odette SIMPORE

Et ce fut le premier jour

De gauche à droite : Hélène Coulibaly – Georgette Ilboudo – Micheline Béréhadougou

Après tant de péripéties pour les unes et les autres nous voici enfin toutes réunies pour le grand départ en ce vendredi 5 octobre. Sr Malou qui a une obligation ne peut nous accompagner. Elle charge Sr Victoire de nous « donner la route[1] » en son nom. Le matin après la messe et le petit déjeuner nous chargeons la voiture pour le départ. Comme l’a souhaité Sr Malou qui est partie plus tôt dans la matinée pour Koudougou, Sr Victoire nous donne la route en son nom en nous remettant trois plantes symboliques :

  • La première aux fleurs blanches et parfumées pour que nous exhalions un bon parfum pour tous nos malades et tous ceux qui viendront vers nous.
  • La deuxième, une plante décorative pour notre maison.

    Sœur Victoire offre aux sœurs une des trois plantes symboliques
  • La troisième, un pied d’aloès pour nous soigner et soigner nos malades, ainsi que de la citronnelle dont la tisane refera nos forces le soir au retour du travail.

Ensuite elle prend un seau d’eau qu’elle verse sur la route pour dire que nous pouvons partir en paix rassurées du soutien de toutes.

À 9 h 50 nous quittons enfin Bobo pour Zingawn en passant par Diébougou. Mais à quelques kilomètres de Bobo nous entrons dans une grosse pluie et ce, pendant une bonne partie du trajet. Du coup, nous faisons un détour par Dissin pour éviter le mauvais état de la route Diébougou-Dano.

À 13 h 55 arrivée à Zingawn, enfin ! L’Abbé Baudouin n’est pas encore arrivé mais sa famille est là qui nous ouvre les portes et va chercher « l’eau de l’étranger[2] ». Nos voisins les Piaristes[3] viennent aussi nous souhaiter la bienvenue. Ils sont deux le troisième étant absent. Quelque temps après l’Abbé Baudouin arrive. Nous regardons ensemble les aménagements à faire puis nous partons à Koper à deux kilomètres de là pour le repas en attendant que les autres meubles arrivent.  À notre retour vers 16 heures les meubles sont là et nous procédons aux installations. Faire entrer les placards dans les chambres relève de l’acrobatie ! Nous parvenons quand même à trouver une place pour chaque meuble. L’Abbé s’en retourne à Dano et les personnes venues nous aider s’en vont aussi.

Nous faisons rapidement la cuisine pour le repas du soir : une friture de bananes plantain. Après le repas, une petite causette et chacune gagne sa chambre vers 21 h 45. Ce fut la première nuit à Zingawn.

Micheline Béréhoudougou

[1] Donner la route, c’est autoriser à partir.

[2] Boisson qui est souvent faite avec de la farine ou du citron

[3] Ordre religieux fondé au XVIIe siècle par St. Joseph de Calasanz (1557-1648) et dédié à évangéliser à travers l’éducation des enfants de préférence pauvres.

L’entrée de la communauté

Joie de l’engagement

Le groupe des jeunes professes

Après une longue attente (4 ans d’espérance), le maître de la moisson a bien voulu tourner son regard plein de miséricorde et de tendresse vers notre famille religieuse, en y envoyant des ouvriers pour sa moisson d’amour.

C’est ainsi que ce 29 août 2018, trois nouvelles sœurs se sont engagées dans la congrégation des Petites Sœurs de la Sainte Enfance. Elles répondent aux noms de sœur Alice Yanogo, sœur Odette Simporé, toutes deux venant de la paroisse Saint Michel Archange de Tanghin Dassouri et de sœur Marie Soulama de la paroisse notre Dame du Perpétuel Secours de Niangoloko.

Les textes liturgiques proposés par les jeunes professes en Jean 1, 35-51 nous révèlent la joie de la rencontre du Christ et le désir profond de demeurer avec Lui. « Que cherchez-vous ? » « Maître où demeures-tu ? ». Nos trois jeunes sœurs ont cherché le Christ, l’ont trouvé et veulent demeurer avec Lui. C’est là le sens de notre vie religieuse : être avec le Christ. Que Dieu leur donne toujours cette grâce.

La réponse des sœurs a été comme celle des disciples de Jean : « Où demeures-tu ? » Nous voulons demeurer avec toi. Ainsi, partant de l’actualité où la vie religieuse n’a plus de valeur, le président de la célébration a su expliquer les exigences des trois conseils Évangéliques auxquels nos jeunes sœurs s’engagent. «  Les personnes consacrées doivent savoir proclamer, par leur vie et par leurs paroles la beauté de la pauvreté, de la chasteté du cœur qui rend LIBRE pour le service des frères et celle de l’obéissance qui rend durables les fruits de la charité ».

Demeurer avec le Christ, c’est donc vivre les sentiments du Christ,

De gauche à droite : Marie Soulama – Alica Yanogo – Odette Simporé

rayonner la vie et la joie du Christ. « Partout où il y a les consacrés, il y a de la joie. C’est la joie de la fraîcheur, c’est la joie de suivre Jésus, la joie que nous donne le Saint-Esprit, pas la joie du monde. Alors la beauté de la vie religieuse c’est la joie ». La JOIE nous affirme le pape.

À la fin de cette célébration riche en enseignement sur la vie religieuse, nous avons laissé nos cœurs s’exclamer de joie par les pas de danse à l’action de grâce.

Après 64 ans de présence des Petites Sœurs de la Sainte Enfance au Burkina Faso, Marie est la première fille de Niangoloko à s’engager dans notre congrégation. Il y a de quoi rendre grâce à Dieu par la belle danse des gouins, car il fait toutes choses belles en son temps !

Que l’offrande de notre vie à Dieu trouve toujours grâce devant lui. Qu’il nous bénisse et nous fasse croître en nombre et en sainteté pour sa plus grande gloire et pour le salut de nos frères et sœurs.

VIVE LA SAINTE ENFANCE !

Sr Monique SAMPEBRE

Au-revoir les petits

Les petits danseurs

Le Centre d’Éveil et d’Éducation Préscolaire Etienne Bedoin  a accueilli cette année 45 enfants, tous de la Petite Section, dont 29 garçons et 16 filles. Durant  l’année nous  avons vu une progression positive chez les enfants. Au point même que le jour où il  n’y a pas cours, certains d’entre eux demandent aux parents de les amener à l’école. Ceci est source de motivation pour les éducatrices et encourageant pour les parents qui voient leurs enfants avoir déjà le goût de l’école et surtout celui d’apprendre.

Ce mercredi 13 juin,  jour de la clôture de l’année, est différent du 2 octobre 2017,  jour de la rentrée, premier pas à l’école.

En présence des parents, des éducateurs et amis, les enfants nous ont émerveillés par des danses modernes et traditionnelles, des chants, des poésies. La fête s’est terminée par un partage fraternel.

Pour la rentrée prochaine, nous attendons les enfants de la Petite et Moyenne Section.

Vivent les vacances ! La rentrée 2018 est prévue pour le 1er octobre.

La communauté du CEB

La Vidéo :

Le projet d’aménagement de l’aire de jeux a été financé par Missio Allemagne. Missio, qui est une branche des Œuvres Pontificales Missionnaire,  assure un service de communion entre notre Église et les Églises d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et d’Océanie dans une relation d’«échange et de partage».
Les différents jeux ont été fabriqués localement, ce qui a fourni du travail aux entreprises qui les ont réalisés.

Une association fondée par des jeunes !

 

Association Les Enfants de Bobo
Stand lors de la journée portes ouvertes du 1er mai 2018

Depuis près de 13 ans, l’Association Les enfants de Bobo Dioulasso travaille en partenariat avec les Petites Sœurs de la Sainte Enfance au Burkina Faso. Parti d’un souhait d’élèves du lycée Costa de Beauregard à Chambéry en 2005 qui voulaient « venir en aide à une population défavorisée », le projet a grandi et a pris de l’ampleur. Les élèves, au départ, ont contacté la communauté des Petites Sœurs de la Sainte Enfance située à Bobo Dioulasso au Burkina Faso. Ils décident de récolter de l’argent en organisant  une opération bol de riz pour aider à la scolarisation des jeunes en difficulté. Les échanges de lettres se multiplient et l’année suivante, les élèves renouvellent l’opération et créent une association loi 1901 pour pérenniser le partenariat.

Parallèlement, Sœur Thérèse invite les jeunes à venir découvrir le Burkina et sa population. A ce moment, la communauté est en cours d’acquisition d’un terrain de 7 hectares. L’idée de développer du maraîchage sur cette parcelle naît alors naturellement pour ces élèves en option horticulture.

Plantations lors du voyage de 2007

En octobre 2007 et juillet 2008, deux voyages sont organisés avec à chaque fois des contacts étroits avec des jeunes Burkinabés et des actions de plantation et de construction sur le terrain.

Mais un problème demeure, malgré plusieurs essais, il est difficile de trouver de l’eau. Un forage à forte profondeur est nécessaire. L’association multiplie les actions pour trouver des finances pour ce projet. Des opérations bols de riz, ventes d’objets burkinabés ont lieu régulièrement auxquelles les élèves participent.

Peu après cette date, la situation géopolitique devient plus difficile mais l’association continue son œuvre et participe en lien avec l’association chambérienne Hydraulique Sans Frontière à la réalisation d’un forage à 140 mètres de profondeur. L’association finance aussi l’installation  d’une clôture. Avec l’eau, tout devient plus facile pour développer le maraîchage. Un jardinier : Marcel est recruté et formé par Alfred, un technicien agricole burkinabé. Les légumes poussent, les premières récoltes sont encourageantes.

Aujourd’hui, l’association poursuit son engagement en finançant le salaire de Marcel, l’achat de matériel, de semences et d’arbres comme l’anacardier.

Depuis l’ouverture de l’école, l’association permet aussi à des particuliers de faire des dons pour la scolarisation d’enfants défavorisés. Reconnue d’intérêt général, elle délivre des reçus fiscaux pour l’obtention d’une réduction d’impôts.

En France, l’association participe à mieux faire connaître le Burkina Faso et à combattre les préjugés, notamment auprès des élèves du Lycée Costa de Beauregard.

Si vous souhaitez soutenir nos actions, vous pouvez envoyer vos dons à :

Les enfants de Bobo
Lycée Costa de Beauregard
340, rue Costa de Beauregard
73000 Chambéry

Fabienne Dumas – Chambéry

Retrouvez l’association sur :
https://fr-fr.facebook.com/Lesenfantsdebobodioulasso
et contactez-nous sur : lesenfantdebobo@gmail.com

Voir la vidéo des Enfants de Bobo :

Jubilés

Les sept jubilaires présentes avec la supérieure générale
Les heureuses jubilaires : Deuxième à gauche, Malou Derory supérieure générale. De gauche à droite : Marie-Jo Gache, Juliette Chazalet (50 ans). Yvonne Pataud, Jeannine Linossier, Marie Denise Poizat (60 ans) En bas : Andrée Moncorgé, Monique Desbourbes, Marie-Thérèse Pallanche (60 ans)

Madeleine Journoud 70 ans de vie religieuse, qui n’a pu être là

Elles étaient neuf, tels les neuf chœurs des Anges, pour chanter leur action de grâce au Seigneur qui les a comblées ! Il a comblé leur vie de ses dons d’amour, de paix, de joie et d’espérance. Chacune lui a fait confiance et s’est donnée entièrement à travers les différentes missions confiées.

Ce 4 mai, c’est toute la Sainte Enfance de France qui se rassemble pour ce joyeux événement auquel est présente notre supérieure générale, Malou Dérory qui se trouve en France.

Le bouquet liturgique

Tout d’abord, une célébration eucharistique joyeuse et recueillie à laquelle se joignent de nombreux membres de la communauté du Chemin Neuf ; elle est présidée par un prêtre de cette communauté. À travers les symboles de la marche, chacune peut retracer le chemin qu’elle a parcouru durant 50, 60 et 70 ans de vie religieuse :

« Marche avec nous, Jésus ressuscité… Aucun soir ne pourra ravir en nous la joie… Que ta voix nous rassure… »

« Il n’est pas d’autre signe de vie que de donner l’amour,
« Nous l’avons reconnu à la tombée du jour
« Alors qu’en nous se lève l’étoile du matin.

La fête se poursuit par un repas festif. Avant de nous attabler, nous bénissons encore le Seigneur pour ses bienfaits :

« Dans la clarté du jour présent, Dieu soit béni.
« Dans le soleil de tous nos ans, Dieu soit béni.
« Dans nos hivers et nos printemps, Dieu soit béni.
« Quand vient le temps des cheveux blancs, Dieu soit béni.

« Jésus-Christ, le Seigneur,
« Apprends-nous, comme toi, à bénir sans cesse
« Le Dieu de tendresse.

Tables magnifiquement décorées

Les tables sont magnifiquement dressées autour desquelles les élues du jour sont rassemblées. Un menu de choix nous est servi ; la joie et la bonne humeur sont de la partie !

Dans l’après-midi nous nous retrouvons pour partager quelques souvenirs et visionner un film Net for God : « Vivre, Jouer, Aimer ».

Mais le moment de partir est vite là. Pour notre plus grande joie, et la leur… nos trois sœurs de l’EHPAD de Villerest (près de Roanne) ont pu venir, amenées par Irène, mais elles doivent repartir sans tarder, car la route est longue… et la fatigue est là…

C’est une immense action de grâce qui monte au cœur de chacune pour avoir vécu une telle journée.

Marie Nathanaël

Voir la vidéo :

Depuis 40 ans, Mary et Michel Viénot partagent une passion, celle du théâtre comme un lieu de rencontre et de partage avec la pauvreté et la fragilité. Après des années fondatrices dans le mouvement ATD Quart Monde, ils décident de lancer leur propre compagnie, peu de temps après la naissance de leur fils Igor, handicapé mental. À travers leurs spectacles, la foi se fait l’expression de la vie et se dit avec humour, humanité, simplicité et profondeur.