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Un jardin Bio au CEB

Depuis mars 2016, l’Association des Enfants de Bobo a mis en place un jardin avec irrigation goutte à goutte. Pour une meilleure exploitation et rentabilité de ce jardin, l’association a financé également la formation d’un jardinier. Le 28 février, ce jeune reçoit une attestation de fin de formation en pratique et en théorie sur le site du jardin.

Quelle est la particularité de  ce jardin ? Le jardinier n’utilise que le fumier et particulièrement l’engrais organique fabriqué avec un mélange de fiente de poule avec de la dolomie et moins de bouse de vache qui attire les termites. Les plantes, en cas d’attaque par les parasites, sont traitées avec du piment, du tabac, de l’ail, de la poudre de graines de neem. Les légumes sont donc des légumes Bios.

Qui sont les bénéficiaires ? Nous avons des commandes de particuliers. Par exemple, une dame vient tous les 15 jours faire sa provision de légumes. Le Carmel en prend de temps en temps pour sa cantine ou la communauté. Les sœurs des communautés de passage au CEB en achètent aussi. Les parents d’élèves s’approvisionnent en petites quantités dès que les légumes sont disponibles. Les dimanches, certaines femmes s’approvisionnent après la messe.

Ce que nous entendons des clients lors de l’achat : « Vos légumes se conservent pendant longtemps ! » – « Ceux que j’achète au marché ne durent pas » –  « Le goût est différent ».

Nous vous invitons à adhérer à l’association pour soutenir ce jardin aux vertus naturelles !

Sr Thérèse MILLOGO

Une aventure singulière

La Maison-mère

Voici maintenant cinq ans que nous cheminons, Petites Sœurs de la Sainte Enfance / Chemin Neuf. Ensemble, nous avons entrepris un « Chemin d’alliance ».

Pour tout vous dire, sans entrer dans des détails compliqués (juridiques, canoniques, administratifs), les communautés de France étant vieillissantes, nos responsables de congrégation ont entrepris de longues démarches  auprès de cette communauté.

Aujourd’hui une petite communauté du Chemin Neuf habite dans les murs du 12 rue Commandant Charcot ; elle partage notre vie quotidienne, la prière, les tâches de la maison qui deviennent lourdes vu la moyenne d’âge. Elle reste bien communauté du Chemin Neuf et nous restons bien Petites Sœurs de la Sainte Enfance.

Et pourtant, la vie est là !

Au-delà des misères inhérentes à l’âge, la grande communauté reste ouverte au monde, aux événements… C’est un lieu qui accueille volontiers familles, amis et connaissances (peut-être en êtes-vous ?) pour un repas, une visite ou toute autre chose.

Certaines d’entre nous poursuivent une mission selon leurs possibilités : soutien scolaire, présence aux gens de la rue, visites de résidants dans les EHPAD environnants, service paroissial, engagement dans diverses associations (CCFD – Partage…).

La présence de nos sœurs du Chemin Neuf nous vaut souvent la visite de membres de leur communauté, ce qui nous ouvre à l’universel et à l’Unité qui est leur spécificité. Leur joyeuse présence nous apporte un air de jeunesse et une connivence s’établit entre toutes.

Notre richesse commune : notre appartenance à Jésus-Christ !

Marie Nathanaël

Un rêve devenu réalité

Le projet de Construction du Centre Etienne Bedoin après plusieurs années de réflexion, de recherches financières est devenu enfin une réalité. Le centre se situe au secteur 29 de la commune N° 7 de Bobo-Dioulasso. Un quartier périphérique de la ville qui a connu une extension rapide ces dernières années.

La voirie n’ayant pas encore tracé de route, c’est aux habitants du quartier de le faire. Pour accéder au Centre Etienne Bedoin beaucoup de détours sont nécessaires…

À présent le repérage du centre est facile : le château d’eau d’une hauteur de 14 m en est l’indicateur.

À l’intérieur de la clôture, une végétation verdoyante d’arbres divers vous accueille et l’on peut découvrir l’école maternelle, la salle polyvalente qui servira à diverses activités pour l’école et les gens du quartier, les sanitaires ; à l’est, la maison d’habitation de la communauté et à proximité une trentaine de panneaux solaires qui permettent de faire monter l’eau dans le château d’eau qui approvisionne tout le centre sans oublier la Borne fontaine qui est au service de la population.

Julienne Ouédraogo

Château d'eau
Le tout nouveau château d’eau

 

 

Danser pour exister

Danse gracieuse des jeunes palestiniennes

Un événement tout aussi surprenant que réjouissant est venu s’inviter chez-nous au 12 rue Commandant Charcot, le 23 septembre dernier.

La troupe de danse palestinienne « Ghorba[1] » invitée par l’association « Partage » est venue se produire au Palais de la Mutualité à Lyon : un groupe de 16 jeunes filles et garçons de 13 à 18 ans ainsi que leurs accompagnateurs, soutenus par le centre culturel IBDAA[2] créé en 1994 par et pour les habitants du camp de réfugiés de Dheisheh, près de Bethléem.

« La troupe s’appuie sur les chants et danses du folklore palestinien pour faire connaître au monde entier, l’histoire et le quotidien des Palestiniens. »

Nous nous habillons le cœur

Pour accueillir cette troupe, il fallait bien sûr, trouver différents lieux pour héberger ces jeunes et la maison mère a été sollicitée, les réunions de l’association Partage se faisant au 12. Il était donc convenu que nous accueillerions 5 jeunes.

Branlebas de combat ! Nous préparons cet accueil qui n’aura duré que 24 heures. Leurs chambres sont préparées avec attention, le mot « bienvenue » en arabe est sur chaque porte… Tout est prêt.

Mais avant de les accueillir, nous nous devons de participer au spectacle. Samedi soir à 20 h 30 une dizaine d’entre nous se retrouve au Palais de la Mutualité dans une ambiance chaleureuse et une salle presque comble.

Nous nous laissons porter par ces danses auxquelles se mêle le frappement des mains de l’assemblée qui communie au rythme et à la joie de la troupe dansante. La deuxième partie durant laquelle les danseurs ont raconté par la danse, l’histoire de leur pays fut un moment fort. Impossible de comprendre ce qui se disait, mais les gestes et les différentes scènes étaient parlants : guerre, violence, mort, exil, tristesse…

Toute la salle est enthousiaste et applaudit généreusement à la fin du spectacle.

L’après-spectacle

De retour à la maison, nous attendons les jeunes pour les accueillir. Surprise : ce ne sont pas 5 comme annoncé, mais 6 qui nous arrivent, dont l’accompagnatrice, Sophie qui est béninoise et vient de Compiègne où se trouve le siège de l’association « Partage » pour la France.

Après le repas, il est déjà tard, l’heure de les conduire sur leur lieu de repos pour une nuit réparatrice.

Dimanche matin, départ du groupe vers 10 h 15 pour une détente avec l’ensemble du groupe. Il est prévu une « promenade » sur la Saône ; puis pique-nique et visite du Vieux Lyon.

Le soir après les vêpres, le groupe nous rejoint pour un temps de partage, difficile à cause de la barrière de la langue. Heureusement, Sophie et nos sœurs du Chemin Neuf sont là pour traduire soit à partir de l’arabe, soit à partir de l’anglais ! Grâce à elles, chacune peut se présenter, et nous échangeons sur leurs conditions de vie dans le camp de réfugiés de Dheisheh.

Pour le souper, les tables sont disposées comme aux jours de fête ; les sœurs du Chemin Neuf sont réparties pour assurer la traduction. Peu à peu les jeunes se sentent à l’aise et proposent leur aide pour le service, un moment très « chouette » !

Puis retour dans les chambres, préparation des bagages et « au-revoir » plutôt « poignant » : l’émotion est présente, des liens se sont créés.

Un week-end qui a demandé de l’investissement pour l’organiser mais qui nous a ouvertes sur d’autres réalités.

Les palestiniennes avec les sœurs de la maison mère et les sœurs du Chemin Neuf

[1] Ce qui veut dire « Exil »

[2] Ce qui veut dire « Capacité créative »

Première messe au CEB

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Salle polyvalente transformée en chapelle

En ce 2 octobre, fête des Anges gardiens, a lieu la première rentrée scolaire des « Petits anges » au Centre Etienne Bedoin. Dès 5 h 45, des fidèles chrétiens entrent dans la cour et se dirigent vers la salle polyvalente pour la première Eucharistie. Un soulagement pour plusieurs d’entre eux, qui devaient faire au moins 3 km à pied chaque dimanche pour la messe.

Cette première messe confie la rentrée de tous les scolaires ; elle est surtout une action de grâce pour la disponibilité de la salle polyvalente qui facilite le rassemblement des chrétiens de la communauté chrétienne de « Cana et Galilée ». Comme le disait le président de la communauté à la fin de la messe : « C’est une grâce car nous n’avons pas versé 5 francs pour cette salle et voilà un don de Dieu ». Quelques femmes ont animé la messe. Depuis ce 2 octobre, chaque jour nous célébrons l’Eucharistie à 6 h 15 et tous les dimanches à 8 h.

En ce mois du rosaire, les chrétiens des deux communautés se retrouvent  à 17 h dans la même salle et chaque jour le nombre de participants aux prières et à la messe augmente. Les sœurs de la communauté ont animé le premier jour du rosaire, suivront les femmes, ensuite les hommes puis les jeunes et le tour recommencera.

Après le mois du rosaire, il y aura la prière tous les mercredis soir dans la salle polyvalente. Bientôt aura lieu la célébration de la  bénédiction des locaux.

La communauté du Centre Etienne Bedoin

 

 

Rentrée des enfants en maternelle, petite section au CEB

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Le jour de la rentrée

Nous étions présentes avec Victoire à l’arrivée de ces petits. Ils se dirigeaient lentement à la main du papa ou de la maman, un peu craintifs car ils quittaient leurs parents à la découverte d’un nouvel environnement spacieux et verdoyant.

Le 2 octobre donc, à partir de 7 h, les enfants ont commencé à être déposés par les parents pour la rentrée. Les uns ont foncé sur les jeux, les autres pleuraient, criaient, cherchant à s’évader par une autre porte. La séparation fut très dure. On entendait crier : « je vais chez maman !… je vais chez papa !… il est parti me laisser… je vais chez moi manger du riz !… ».

Nous avons eu à les réconforter, à jouer avec eux pour les mettre en confiance. Ils étaient au nombre de 39. D’autres sont en voie d’arriver car la forte pluie de la nuit a déstabilisé certaines familles étant donné la route difficilement praticable en cette fin de saison des pluies. Ils sont dans un cadre très agréable avec de belles décorations en peinture sur les murs de la cour intérieure et extérieure. Le terrain au sable blanc est agrémenté de jeux comme balançoires, toboggans, cheval à bascule… Bref, de quoi découvrir leurs possibilités et faire ensemble une chaîne d’amitié avec ceux qui seront leurs compagnons de chaque jour.

Malou Derory

 

 

 

L’eau c’est la vie !

L'eau c'est la vie
Premier jaillissement du forage en mars 2014

C’est une bonne nouvelle pour tous ! Le jour tant attendu est arrivé, celui de l’inauguration de l’arrivée de l’eau au Centre Etienne Bedoin. Ce 28 Avril 2017 restera un jour mémorable pour les Petites sœurs de la Sainte Enfance ainsi que pour le représentant de l’association « Hydraulique sans Frontières », les ouvriers, les invités et surtout les riverains du secteur 29.

C’est grâce à la détermination de tous, aux nombreux mois de dur labeur des entreprises  avec tous leurs corps de métiers, au suivi constant d’un membre du maître d’ouvrage et d’Hydrauliques sans Frontières, que les travaux ont pu être achevés. Un tel projet n’aurait pas vu le jour si des sacrifices n’avaient pas été consentis par la congrégation, s’il n’y avait pas eu la volonté énergique des associations et organismes financeurs.

Dès 8 heures du matin femmes, hommes, enfants, ânes et charrettes chargées de barriques et de bidons jaunes arrivent de toute part…

La cérémonie commence  avec l’arrivée du maire de la commune.

Après le moment d’accueil et l’annonce du programme de la cérémonie, les invités et les futurs usagers de l’eau écoutent les différentes allocutions : de la supérieure générale des Petites Sœurs de la Sainte Enfance, de deux représentants des usagers de l’eau (un homme, une femme), du maire de la commune et enfin du représentant d’Hydrauliques sans Frontières qui a piloté le projet avec ses collaborateurs depuis la France. Tous les intervenants ont traduit leur immense joie et reconnaissance à la congrégation initiatrice du projet et aux associations et organismes financeurs.

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Le responsable du projet d’Hydraulique sans frontière monte au Château d’eau

Les discours sont ponctués par des applaudissements et des cris de joie. Les plus heureuses sont les femmes qui seront soulagées de leur corvée d’eau journalière car une deuxième borne fontaine du quartier est désormais fonctionnelle.

C’est un cadeau inestimable et un joyau car rien n’est réalisable sans eau, et l’eau c’est la vie ! Les futurs usagers de l’eau ont promis de prendre soin de l’ouvrage particulièrement en maintenant propres les abords de la Borne fontaine. Un travail constant sera assuré par le fontainier et les membres chargés de l’hygiène et assainissement au sein de « l’Association des usagers de l’eau du Centre Etienne Bedoin».

Ce point d’eau constitue un lieu de rencontres sans distinction de sexe, ni de religions, ni de rang social. Tous sans exception pourront y venir.

Après les discours vient ensuite le moment tant attendu, celui de la coupure du ruban symbolique par le maire de la commune et le représentant d’Hydrauliques sans Frontières. Cet acte, marque ainsi l’ouverture de la borne fontaine du C.E.B. Les participants à la cérémonie sont invités à visiter l’ouvrage, l’espace aménagé de la borne fontaine. Le maire de la commune et le représentant d’Hydrauliques sans Frontières procèdent à l’ouverture des trois robinets de la Borne fontaine laissant jaillir une eau abondante et limpide. Les autres invités poursuivent la visite avec la découverte de la plaque inaugurale posée au bas du château sur laquelle sont nominées toutes les associations et organismes financeurs.

A jour exceptionnel cadeau exceptionnel ! Ainsi le fontainier a reçu mandat de la représentante du maître d’ouvrage de remplir gratuitement toutes les barriques et plus d’une cinquantaine de bidons. Dorénavant les gens pourront se procurer l’or bleu à la borne fontaine du CEB pour la modique somme de 60 F CFA la barrique[1] et de 10F le bidon[2]. Ce sont les mêmes montants aux autres bornes fontaines de la ville. La joie se lit sur tous les visages.

Bon vent au Centre Etienne Bedoin et à l’Association des usagers de l’eau ! Que Dieu bénisse tous les donateurs et tous ceux qui ont œuvré avec courage pour qu’enfin aboutisse le projet !

Sr Julienne Ouédraogo

Borne fontaine
La borne-fontaine

[1]   Environ 200 litres

[2]   30 à 40 litres